Assises de Liège : Valentin « aurait pu être mieux encadré »

La seconde journée consacrée à l'audition des témoins de moralité s'achève, dans le cadre du procès des assassins présumés du jeune Valentin Vermeesch.


L'enquête de moralité a révélé que Valentin avait principalement été éduqué par ses grands-parents. Il les appréciait et obtenait beaucoup d'affection de leur part.

Né dans une famille socialement défavorisée, Valentin Vermeesch bénéficiait d'une grande affection de la part de ses grands-parents. Après avoir été longtemps placé chez eux par le SPJ, c'est toujours chez eux qu'il revenait régulièrement et qu'il trouvait de l'aide et de l'affection. Valentin Vermeesch avait une relation privilégiée avec sa grand-mère qui l'avait élevé et beaucoup aidé.

Depuis sa naissance, il aurait pu être mieux encadré

Un oncle de Valentin a dénoncé le manque de moyens offerts par les services sociaux ou la justice pour encadrer cet enfant durant sa vie. « Depuis sa naissance, il aurait pu être mieux encadré. On n'a pas donné aux parents les moyens pour qu'il soit protégé. La mère n'a pas su faire l'éducation de son fils. »

Valentin Vermeesch a encore été décrit comme un garçon gentil mais qui avait la mentalité d'un enfant de 8 ans et qui fréquentait de mauvaises personnes. Il était une proie facile et vulnérable car il ne se posait pas de question sur les gens qu'il fréquentait. « Il ne voyait pas le mal », a précisé cet oncle.

Ce sont les accusés les gens anormaux

Gabriel Drozdzowski, un autre oncle de Valentin Vermeesch, a déploré l'image simpliste qui a été décrite de la victime. « Certains l'ont décrit comme un mongol. Mais ce sont les accusés les gens anormaux. Ils ont pris sa vie et de dignité. Valentin n'avait pas de haine ou de colère. Il cherchait à être comme tout le monde et à faire partie d'un groupe d'amis », a annoncé ce témoin, partie civile au procès.

Procès Valentin Vermeesch : audition des psychiatres (16/05/2019)

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