Assises de Liège: deux accusés ont un profil psychopathique

Assises Liège: deux accusés ont un profil psychopathique
Assises Liège: deux accusés ont un profil psychopathique - © RTBF

La cour d'assises de Liège a clôturé vendredi les auditions des différents experts psychiatres et psychologues qui ont été chargés d'évaluer les personnalités des accusés de l'assassinat de Valentin Vermeesch. Il ressort de ces auditions que deux accusés, Alexandre Hart et Killian Wilmet, présentent un risque de récidive important et relèvent d'une personnalité psychopathique.

Deux journées ont été consacrées à l'audition des rapports des expertises réalisées par les différents psychiatres et psychologues. Il en ressort qu'Alexandre Hart et Killian Wilmet relèvent d'un profil psychopathique, sont considérés comme dangereux et présentent peu de capacité de prise en charge.

Alexandre Hart (21 ans) a été décrit comme le meneur du groupe et à l'initiative des sévices qui ont été imposés au jeune Valentin Vermeesch. Il a été évalué comme un psychopathe qui cache une personnalité perverse et dangereuse. « C'est par plaisir de nuire qu'il fait mal à autrui. Pour arriver à ses fins, il manipule, adapte la réalité en fonction de son interlocuteur et peut mentir pour préserver une bonne image de lui », ont analysé les experts.

Avec un QI de 75, Alexandre Hart présente des carences intellectuelles mais il est responsable de ses actes. Il montre des traits pervers sadiques. Son portrait correspond à celui d'un psychopathe. L'accusé a été décrit comme dangereux. Une incarcération de longue durée ne modifiera pas sa personnalité.

Le même diagnostic inquiétant de psychopathie a été dressé contre Killian Wilmet (18 ans), le plus jeune des accusés, âgé de 16 ans à l'époque des faits. Il présente un QI de 75 mais aussi une impulsivité, un narcissisme et une absence d'empathie. « Sa dangerosité est conséquente et le risque de récidive dans des faits violents est important. Les capacités de prise en charge sont extrêmement pauvres malgré son jeune âge. Son profil est à ce point inquiétant et l'existence de l'autre est à ce point niée qu'il y a très peu de possibilités d'évolution dans son cas », ont confirmé les experts.

Belinda Donnay (22 ans), la seule femme parmi les accusés, présente selon les experts une personnalité problématique. Elle est fragile, immature et caractérisée par des traits de dépendance. Belinda Donnay manque de repères mais elle possède des capacités de réflexion qui lui permettent de se remettre en cause et peut-être un jour d'évoluer. Le risque de récidive et la dangerosité de l'accusée sont faibles.

Avec un QI de 67, Loïck Masson (23 ans) est intellectuellement limité. Il s'est positionné en victime par rapport aux faits et n'a pas manifesté de remise en question. Mais, selon les experts, il ne présente pas un potentiel de menace mais plutôt un potentiel de frustration.

Dorian Daniels (22 ans) affiche lui aussi un risque de récidive assez faible. Ses ressources intellectuelles sont limitées, avec un QI de 63. Sa personnalité est immature et mal constituée. Mais cet accusé a pris conscience de la gravité des faits commis et montre des capacités de réinsertion.

Les auditions des témoins des faits et des témoins de moralité reprendront lundi matin dès 9h00.

Journal télévisé 16/05/2019

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