Archives de la prison de Liège: 200 ans de documents inventoriés

Archives de la prison de Liège: 200 ans de documents inventoriés
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Archives de la prison de Liège: 200 ans de documents inventoriés - © Tous droits réservés

Ils ont été dépoussiérés, triés et classés. Désormais les documents d’archives de la prison de Liège sont rangés et consultables aux Archives de l'Etat.

Un travail de longue haleine

Le travail aura pris 4 ans. Quatre ans pour inventorier les archives de la prison de Liège, allant de Saint-Léonard à Lantin, de 1796 à 2012. Pour rappel, les détenus de la région liégeoise étaient incarcérés à Saint-Léonard à partir 1850. L’établissement pénitentiaire a, par la suite, été délocalisé à Lantin à la fin de l’année 1979.

Delphine Picron, historienne de formation, est l’auteure de cet inventaire, elle explique : “L’objectif de l’inventaire est double. Tout d’abord, il y a l’opportunité d’un travail de recherche, pour les scientifiques mais aussi pour Monsieur et Madame Tout-le-monde. Et il y a également l’objectif lié à la conservation des documents publics.”

Ce n’est pas moins de 282 mètres d’archives qui sont désormais stockés et consultables. Suffisamment en somme pour attirer la curiosité des scientifiques, sur la criminalité régionale allant de la fin du 18e siècle jusqu’à nos jours.

Des documents accessibles à tous

Les citoyens ont, eux aussi, la possibilité de consulter les registres. Pour les documents vieux de plus de 100 ans, l’accès est complètement libre. En revanche, des demandes particulières devront être formulées concernant les documents de moins de 30 ans. “Pour certains, cela permet de mieux comprendre d’où l’on vient. Pour les scientifiques, je pense que l’étude de la criminalité est importante pour comprendre notre société.” raconte l’archiviste.

Des ouvrages remplis d’histoire

En tant qu’archiviste on s’émerveille de la forme, du fait que les documents soient complets. Mais nous n’avons pas le temps de les ouvrir et lire les informations qu’ils contiennent. Ca c’est le travail des scientifiques.” Delphine Picron a néanmoins eu l’occasion de feuilleter quelques correspondances d’époque : “Les prisonniers ne recevaient pas toujours leur courrier. Parfois on tombe sur des lettres d’amour à peine chiffonnées, ce qui prouve que le détenu n’a jamais eu connaissance de ce courrier.”

Les informations et anecdotes de l’histoire pénitentiaire de Liège sont donc désormais accessibles gratuitement aux Archives de l'Etat de Liège. Parmi ces milliers de documents, les découvertes promettent d’être nombreuses.

 

 

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