Archéologie: une peinture murale du XVIème siècle découverte à Liège

Le décor peint a été retrouvé au premier étage du bâtiment
Le décor peint a été retrouvé au premier étage du bâtiment - © Caroline Bolle

C'est une découverte rare des archéologues du bâti à Liège. Dans le bâtiment dit "le fiacre" entre les places Saint-Denis et Saint-Etienne, ils ont dégagé des peintures vieilles de plus de quatre cents ans. L'édifice appartient à Meusinvest. Il doit prochainement être à la fois restauré et rénové pour y installer des bureaux. Ces fresques doivent être conservées.

L'hôtel Baar-Lecharlier, autrement dit "le fiacre", c'est l'imposante maison entre les places Saint-Denis et Saint-Etienne. Elle a été construite en 1564-1565. Lors de leur dernière campagne de fouilles, les archéologues y ont mis les murs à nu. Et à deux endroits, au premier et au deuxième étage, ils ont retrouvé les mêmes motifs peints. "Ca, c'est particulièrement intéressant" explique l'architecte Caroline Bolle "Parce qu'on sait qu'au début du dix-septième le bâtiment a été scindé en deux habitations distinctes. On a encore l'acte notarié de 1611. Ca veut dire qu'on a une date-terminus. On sait que ce décor a été réalisé avant la séparation de la propriété."

Des arabesques

"Si vous vous approchez, vous allez pouvoir observer des arabesques, assez sombres, jusqu'à deux mètres vingt de hauteur. Ensuite, une corniche en trompe-l'oeil, et un troisième registre, très clair, qui représente peut-être du marbre de Carrare. Donc, ce qu'on a dégagé, c'est toute la partie inférieure, où on voit ce décor particulièrement intéressant, conservé sur plus de cinq mètres de longueur. C'est assez exceptionnel de retrouver des décors du seizième sur des surfaces aussi importantes."

Mais l'hôtel Baar-Lecharlier a été racheté. Meusinvest doit y installer ses nouveaux bureaux. Pour ça, il faut transformer l'intérieur de l'édifice. Du côté des archéologues, on aimerait que les peintures murales soient préservées. Soit protégées par une cloison ou dans un coffrage comme "réserve archéologique" à étudier par les générations futures, soit visibles et mises en évidence, soit restaurées, mais cette dernière option coûte cher.

Meusinvest compte conserver ce décor peint

Du côté de Meusinvest, on est au courant de la découverte archéologique. Et le porte-parole Hugues Danze nous l'a confirmé : "Pour celles dont il nous a été demandé de les conserver, elles seront effectivement conservées."

Meusinvest ne peut pas commencer ses travaux avant d'avoir reçu un certificat de patrimoine. Ce certificat est attendu pour les prochaines semaines. Viendra ensuite le permis d'urbanisme, avant de commencer les transformations fin 2017 - début 2018.

 

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