ArcelorMittal vend ses trois lignes liégeoises de "finishing" à Gupta

Un indien chasse l'autre: Lakshmi Mittal cède trois usines liégeoises à l'homme d'affaires Sanjeev Gupta. Il s'agit de trois lignes de galvanisation, et d'une ferblanterie. Les syndicalistes viennent d'être prévenus de la transaction.

Le nouveau propriétaire, avec sa société Liberty Steel, apparaît comme un nouveau roi de l'acier. En quelques années, s'est rendu maître d'une trentaine d'entreprises à bout de soufle.  Il a fait fortune dans le commerce international, avant de si'nvestir dans l'industrie lourde. A la mi-octobre, il a déjà acquis les autres sites mis en vente par Arcelor dans le cadre de son rachat du groupe italien Ilva.

Le côté "à contre-courant" de Sanjeev Gupta a de quoi séduire: il croit dans l'avenir des tôles haut de gamme pour le secteur de l'automobile, par exemple. Mais par ailleurs, depuis longtemps, les milieux financiers se posent d'énormes questions sur l'origine des fonds de Sanjeev Gupta, et au mois d'août encore des rumeurs ont courru sur l'endettement faramineux de son conglomérat.

Plan industriel et social

C'est en conseil d'entreprise extraordinaire que les représentants du personnel ont appris le nom du futur propriétaire des usines à froid liégeoises.

Depuis plusieurs mois, on savait Mittal obligé de se séparer de certaines usines s'il voulait racheter une aciérie italienne. Le secteur du froid à Liège était clairement à vendre.

Si le changement de propriétaire n'est donc pas une surprise, c'est l'acquéreur qui intrigue: "ce qu'on veut savoir, c'est quelles sont les intentions réelles du groupe, quel est son business plan, comment il va développer Liège", explique Jean Luc Rader, FGTB. "Aujourd'hui, il nous faut un véritable plan industriel avec des garanties de volume, des investissements, ça c'est fondamental pour les travailleurs", renchérit David Camerini , CSC.

Liberty veut développer pas restructurer

Les syndicats ont d'ailleurs une série de questions précises à poser au repreneur. Un nouveau conseil d'entreprise devrait avoir lieu début de semaine prochaine mais du côté de Liberty , on se veut rassurant: "nous n'achetons pas des sites pour les restructurer, nous achetons des sites pour les faire croître. Nous tenons garder et retenir toutes les compétences sur chacun des sites donc l'ensemble du personnel", déclare Christian Cirino, responsable du développement Europe continentale de Liberty.

L'accord conclu entre Arcelor Mittal et Liberty Stell doit encore obtenir le feu vert des autorités compétentes au niveau européen.

 

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