ArcelorMittal relance une ligne de galvanisation à Flémalle: pour mieux la vendre?

Le groupe ArcelorMittal s'est porté, l'an dernier, candidat au rachat d'un sidérurgiste italien. Comme c'est souvent le cas en pareilles circonstances, les autorités européennes de la concurrence vérifient si cette opération n'aboutit pas un monopole, ou une quasi-monopole. Et c'est dans cette optique que la multinationale a annoncé ce jeudi qu'elle doit envisager de céder un ou plusieurs outils du bassin liégeois.

Lesquels ? La précision n'a pas été donnée. Mais selon nos informations, le revêtement d'acier par de la vapeur de zinc sous vide, une technologie de dernier cri, ne serait pas concernée. L'usine de fer-blanc non plus: ce n'est pas un secteur à très haute concentration industrielle. Il reste donc, à première vue, une ligne de peinture qui laque les tôles pour appareils électroménagers, et trois lignes flémalloises de galvanisation qui risquent de changer de propriétaire dans quelques semaines.  Paradoxalement, le groupe ArcelorMittal a annoncé, pour juin, le redémarrage de l'une d'entre elles, fermée depuis trois ans. Peut-être pour mieux séduire un acquéreur...

Au total, deux cent cinquante ouvriers pourraient changer d'employeur. Ce n'est pas nécessairement une catastrophe. Dans le passé, la cession de la filiale Ségal, exactement dans un contexte analogue,  à des hollandais puis à l'indien TataSteel, a permis de pérenniser l'activité, à la satisfaction générale. Il n'empeche: avec désormais probablement mois de mille travailleurs, ce qui subsite encore du groupe ArcelorMittal dans le bassin liégeois entre dans une nouvelle phase de fragilisation

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