ArcelorMittal: le démantèlement du HF6 à Seraing se poursuit

Ce lundi, une nouvelle étape débute dans le démantèlement du haut fourneau 6 d'ArcelorMittal à Seraing. Elle conduira à faire disparaître ce haut fourneau du paysage sérésien d'ici quelques mois. Le personnel chargé de ce travail est en partie composé d'anciens travailleurs d'Arcelor, mais les ouvriers ne seront pas nombreux sur le site, malgré l'ampleur du travail à effectuer.

Pas moins de 50 000 tonnes de mitrailles réfractaires, de béton et de gravats, devront être évacuées du site après démolition. Ce 1er février, ce sont des travaux de curage qui vont y débuter. Il s'agira de démolir les annexes du haut fourneau et d'y enlever tout ce qui peut être récupéré. Ce n'est qu'à partir de mai-juin que la démolition du haut fourneau en lui-même débutera. D'ici la fin de l'année, si le calendrier est respecté, tout ce qui dépasse du sol à cet endroit aura été démoli. Il faudra alors passer à la dépollution des sols, après analyse de ceux-ci et procédure d'autorisation. La partie dépollution devrait prendre 2 ans.

Opérations dangereuses

Le démantèlement sera effectué par de petites équipes. Une vingtaine de personnes maximum, dont quinze anciens travailleurs d'Arcelor. Jordan Atanasov, secrétaire régional de la CSC METEA (industrie du métal et du textile) : "On pourrait imaginer, vu la superficie à assainir et à démolir, qu'on a besoin de beaucoup de main d’œuvre, mais ça doit se faire de façon coordonnée surtout avec, comme priorité, la sécurité. Ce sont des opérations qui restent dangereuses. Quand on voit l'outil, il est imposant, et, ce qu'il faut éviter, ce sont des désagréments pour les citoyens quand on procède à ce type de démontage d'installations qui ont déjà un certain âge aussi".

Lorsque le site aura été remis à neuf, la Ville de Seraing y réalisera son master plan prévoyant un boulevard urbain bordé d'habitat, de PME et de zones de loisirs.

Le coût des travaux de démantèlement est estimé entre 44 et 64 millions d'euros.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK