ArcelorMittal: la vente de trois usines liégeoises pourrait être remise en question

C'est l'incertitude parmi le personnel d'ArcelorMittal. Comme le révèle Le Soir, le rachat d'un groupe sidérurgique en Italie est remis en question par le nouveau gouvernement transalpin. Et cela pourrait hypothéquer la vente de certaines usines liégeoises.

Cette vente, c'est une obligation imposée par l'Europe pour se conformer aux règles en matière de concurrence. Trois usines liégeoises sont concernées: deux lignes de galvanisation sur le site de Flémalle et l’usine de fer blanc de Tilleur, Ferblatil. On devrait justement connaître le nom de l'acheteur dans les prochains jours.

Mais tout cela pourrait capoter car le nouveau gouvernement italien estime que la vente du sidérurgiste transalpin ILVA à Arcelor pourrait être entâchée d'irrégularités dans l'appel d'offre. Il trouve également que cette vente doit être renégociée en matière d'emploi, d'investissement et de dépollution.

770 travailleurs concernés

La remise en question de ce big deal dans la sidérurgie inquiète-t-elle les syndicats? Nous avons posé la question à Jean-Luc Rader, secrétaire FGTB Métal: "On n'a pas d'attache particulière envers le groupe ArcelorMittal vu ce qui s'est passé à Liège. Et donc, appartenir à l'un ou l'autre propriétaire, pour nous, c'est kif-kif. Ce que nous, on préférerait, c'est que l'ensemble des outils reste dans le même panier, ceux qui sont à vendre, et ceux qui ne sont pas à vendre. Le fait de faire une scission entre les outils restant à Liège n'est pas une bonne chose pour nous".

Quelque 770 travailleurs sont concernés par la revente éventuelle des trois usines liégeoises. 770 sur les 1200 à 1300 encore employés par ArcelorMittal dans notre bassin sidérurgique.

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