ArcelorMittal à Liège: toujours pas d'informations sur le futur repreneur

ArcelorMittal à Liège: toujours pas d'informations sur le futur repreneur
ArcelorMittal à Liège: toujours pas d'informations sur le futur repreneur - © ERIC LALMAND - BELGA

Qui va racheter les sites liégeois d'ArceloMittal? C'est toujours l'attente chez les travailleurs qui n'ont toujours aucune information sur un éventuel repreneur. 700 d'entre eux sont concernés sur les 1200 qu'occupait encore le sidérurgiste indien en région liégeoise. Pour rappel, ArcelorMittal a décidé de revendre plusieurs de ses sites de production -notamment à Liège- pour acquérir le sidérurgiste italien Ilva. C'était une obligation européenne en matière de concurrence. Un accord avec le gouvernement italien a été signé le mois passé. Mais depuis, les travailleurs liégeois ne savent toujours pas qui va les racheter.

Un quatrième repreneur anglais. Sans certitude.

Un conseil d'entreprise européen est prévu mardi chez ArcelorMittal. Mais la direction a déjà prévenu: elle ne communiquera pas sur les repreneurs des unités de production que le sidérurgiste indien a décidé de vendre. Liège n'est pas la seule concernée. Des usines de Tchéquie, Roumanie, Luxembourg et d'Italie seront aussi vendues. Partout, les travailleurs s'inquiètent. Ils dénoncent le manque de transparence de la part du groupe ArcelorMittal. Ils craignent pour l'entretien et la survie des sites de production mis en vente. D'après les syndicats, un quatrième repreneur, un sidérurgiste anglais, serait intéressé. Sans certitude.

Les syndicats dénoncent un manque de transparence

Les représentants des travailleurs ont rencontré la semaine passée le commissaire à la concurrence. Ils demandent comment ArcelorMittal et la Commission européenne comptent s'assurer que les nouveaux acheteurs exploiteront et développeront les sites dans la durée. Et quelles sont les mesures prévues si leur survie n'était pas assurée. Mais aujourd'hui, aucun délai précis n'est fixé pour communiquer aux organisations syndicales, déjà le nom d'un repreneur. Ce qui est loin de rassurer les travailleurs, des sidérurgistes qui ne savent toujours pas de quoi leur avenir sera fait. 

Archive : JT 21/05/2018

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