Appel Liège: 20 ans de prison pour l'assassinat de Jeff Nyssen

Forte surveillance policière ce matin au Palais de Justice de Liège dans le cadre du procès pour l'assassinat de Jeff Nyssen.
Forte surveillance policière ce matin au Palais de Justice de Liège dans le cadre du procès pour l'assassinat de Jeff Nyssen. - © BERNARD GILLET - BELGA

La cour d'appel de Liège a condamné lundi Frédéric D. à 20 ans de prison pour l'assassinat de Jean-François Nyssen, dit "Jeff", un Tihangeois de 52 ans, tué le 26 décembre 2015. Six autres prévenus voient leurs peines d'emprisonnement avec sursis confirmées tandis que la cour a déclaré les préventions non établies à l'encontre de trois prévenus. La lecture de l'arrêt, qui a pris presque deux heures, a été effectuée devant une salle comble, encadrée par une forte surveillance policière.

Jeff Nyssen avait été pris dans une bagarre entre motards rivaux le 26 décembre 2015 devant un club de Haccourt. Ce membre des Hells Angels avait été atteint de coups de couteau et était décédé des suites de ses blessures.

Frédéric D. écope de 20 ans de prison, la cour considérant qu'il est celui qui a porté les coups de couteau mortels. Contrairement au tribunal correctionnel de Liège, la cour d'appel a également retenu la prévention de préméditation, estimant que Frédéric D. a pris "la décision réfléchie d'éliminer" la victime, avec laquelle il était en conflit depuis 2002. Sa peine est toutefois confirmée: 20 ans de prison. Le parquet avait requis 25 ans de réclusion.

La cour d'appel a confirmé le jugement rendu en première instance à l'encontre de six prévenus. Ces derniers ont été acquittés de la prévention de meurtre mais reconnus coupables de coups et blessures volontaires prémédités ayant entraîné une incapacité. Ils sont condamnés à des peines comprises entre 24 mois et 36 mois d'emprisonnement, avec chaque fois un sursis de cinq ans pour ce qui excède la détention préventive. Ils écopent également de diverses amendes.

Pour trois prévenus, restés à l'écart de la bagarre, la cour d'appel a considéré les préventions non-établies.

La cour d'appel n'a pas ordonné l'arrestation immédiate de Frédéric D. bien qu'elle ait été requise par le ministère public.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK