Ans: que va-t-on faire de Goliath, ce Dogue de Bordeaux de quatre mois ?

Un couple propriétaire d'un Dogue de Bordeaux est désemparé. La race de leur chien est interdite dans la commune, à Ans, où ils habitent. Il faut savoir que les autorités communales dictent leur propre règlement pour les chiens dits "dangereux".

Goliath est encore petit, il n'a que quatre mois. Renée Duballet et Benoît Flambard l'ont acheté pour la somme de 650 euros chez un particulier. Depuis quatre semaines maintenant, ils peuvent se balader en famille. "Ça fait maintenant plus de cinq ans que mon épouse voulait un Dogue de Bordeaux. Moi-même, quand j'ai vu le chien, j'en suis tombé en amoureux parce que c'est un gros nounours, ce sont des chiens qui sont plein de tendresse, plein d'amitié. Quand on voit leur grosse tête avec leurs gros yeux, on n'a qu'une seule envie, c'est les prendre, leur faire des bisous, les prendre dans les bras tout simplement", explique Benoît Flambard.
 
Il y a quelques jours, ils apprennent que la race de Goliath, le Dogue de Bordeaux est interdit dans la commune où ils habitent. Il est jugé trop dangereux. Chaque commune décide de son propre règlement. Depuis 2013, Ans a pris la décision d'interdire 19 races de chien par précaution. Grégory Philippin, le bourgmestre, explique: "Deux chiens, je pense que c'était des Pittbull, étaient venus égorger deux moutons sur Ans. Dans ce cadre-là, nous avons décidé de prendre la mesure visant à donner l'outil à la police ou à l'administration d'intervenir en cas de problème".

C'est un incident malheureux avec de lourdes conséquences. Pour le couple, c'est exagéré. Les Dogue de Bordeaux ne sont pas des chiens dangereux. "Je suis consciente que ce chien est un chien massif mais pour moi, ce sont des ours. Pour moi, c'est un amour de chien. Même si d'autres personnes peuvent nous dire que c'est un chien qui peut être méchant, moi je dis que non", dit Renée.

Il est hors de question de me séparer de mon chien

Pourtant, les sanctions peuvent être sévères. Les propriétaires risquent une amende administrative de 250 euros jusqu'au placement de leur chien au chenil. Mais pour le couple, il n'est pas question de se séparer de Goliath. "Je ne veux même pas y penser puisque pour moi, il est hors de question de me séparer de mon chien" dit Renée.

Dans huit mois, le couple déménagera de la commune d'Ans. D'ici là, ils cherchent une solution pour pouvoir garder Goliath et le voir grandir en toute sérénité.

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