Amblève: le Conseil d'Etat donne tort à la société Renogen

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Des menaces de fermeture planent au-dessus de la société Renogen, à Amblève, dans l'est du pays. Fermeture pour cause de pollution. Du coup l'entreprise a contre-attaqué en tentant de faire annuler une décision du ministre de l'environnement, mais le Conseil d'Etat, vient de lui donner tort.

La société Renogen brûle des bois et des débris végétaux, pour produire de la vapeur et de l'électricité. Mais voilà, les jardiniers amateurs n'ont pas toujours la main très verte: ils laissent, dans les centres de compostages, des morceaux de pots de fleurs ou des sachets en plastique. Conséquence, l'usine Renogen dégage des dioxines et des furanes.

La région wallonne a fini par imposer une modification au permis d'exploitation. Avec une période transitoire de vingt-deux mois, pour s'adapter. Mais avec un risque de fermeture, si les normes viennent à être dépassées. C'est ce que la société Renogen conteste. Un recours en extrême urgence, au Conseil d'Etat, a échoué, à l'automne dernier. D'où un recours en urgence, simplement: à nouveau en vain.

L'administration communale procède à des contrôles hebdomadaires, et elle a obtenu d'un tribunal de pouvoir imposer des amendes si des manquements sont constatés. La société Renogen a interjeté appel. Mais dans le même temps, elle a déposé les demandes d'autorisation pour les nouveaux équipements de filtration qu'elle prévoit d'installer. Un investissement de cinq à six millions. C'est peut-être le début de l'apaisement.

 

 

 

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