Agression à Soumagne: à 13 ans, victime de harcèlement et de violence

Agression à Soumagne: à 13 ans, victime de harcèlement et de violence
Agression à Soumagne: à 13 ans, victime de harcèlement et de violence - © Tous droits réservés

Une jeune fille de 13 ans a été agressée à la sortie des cours de l’Athénée Royal de Soumagne. Les séquelles sont davantage psychologiques que physiques. Les faits remontent à vendredi dernier, mais les intimidations continuent. Le cas interpelle par l’âge des jeunes filles concernées, elles ont moins de 15 ans.  

La scène de violence a été filmée et partagée sur les réseaux sociaux. Accompagnée par une complice, on peut y voir une adolescente porter des coups au visage de la victime. Pour la belle-mère de l’élève de l’Athénée Royal de Soumagne, l’agression est le résultat d’un conflit qui ne date pas d’hier : "C’est un harcèlement qui date depuis l’année dernière, les filles qui sont venues l’agresser ont été virées de l’Athénée de Soumagne à cause de ça. Il faut neutraliser la fille qui a frappé. C’est important de mettre la main dessus". Elle ajoute : "L’influence des réseaux sociaux est un désastre chez les jeunes".  

L’adolescente qui a porté les coups fait l’objet d’autres plaintes pour violence dans d’autres dossiers, dont un cas pour le matin même de l’agression. 

Suite à la scène de violence et son partage sur les réseaux sociaux, la direction du nouvel établissement de l’agresseuse a décidé de la renvoyer. Après cette annonce, des menaces ont à nouveau été proférées envers la jeune victime. Des patrouilles de police ont été ordonnées devant son école, l’Athénée Royale de Soumagne.  

Un manque de place en IPPJ 

Pour l’instant, le placement en IPPJ (Institutions publiques de protection de la jeunesse) est difficile. Ce n'est pas pour autant qu'aucune sanction n'est prise. Damien Leboutte, procureur de division : "Le principe, c’est qu’il y a une gradation dans les mesures. Au niveau du parquet, quand on prive quelqu’un de liberté, on le met devant le juge de la jeunesse. Celui-ci va avoir plusieurs possibilités. La plus extrême est un placement en IPPJ. S’il n’y pas de place, dès qu’une place se libère, on va la chercher et on l’y met. Ce n’est pas comme en matière de majeur où, si on remet quelqu’un en liberté, il faut de nouveaux éléments pour mettre la personne en détention". Le procureur précise : "Ici, ce n’est pas du tout le cas en matière de mineur, la personne peut rentrer chez elle, mais avec des mesures d’accompagnement avec la possibilité qu’un organisme extérieur accompagne ces mesures au niveau familial”.    

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