Affaire Partoune : un premier lanceur d'alerte avait été licencié en 2009

A l'aéroport, le rapport dit forensic qui a conduit à pousser Luc Partoune dehors s'est notamment appuyé sur les témoignages de lanceurs d'alerte. Ce n'est pas du tout une première. Une première affaire Partoune avait éclaté en 2009. A cette époque, le lanceur d'alerte était le directeur financier de l'aéroport. Ce directeur financier avait été immédiatement licencié.

Licenciement abusif et de représailles

Ce directeur financier s'appellait Mario di Paolo. L'affaire démarre quand il recale des dépenses du directeur général Partoune. Frigo pour 523 Euros, travaux de jardin à son domicile privé, armoire à vin, dégustations de vins chiliens organisées dans l'aérogare sans location... Tout cela est irrégulier et valider serait devenir complice fait valoir Mario di Paolo. Peu de temps après, le directeur financier est remercié. Licenciement abusif et de représailles juge le tribunal du travail.

Une enquête pénale commence. Elle vise les responsables de l'aéroport. Le dossier s'étoffe. Faux en écritures, achats de matériel de golf, retrait d'argent non justifié, marchés sans appels d'offres. Luc Partoune et le président José Happart, avec d'autres administrateurs, sont inculpés. Luc Partoune paie une transaction pénale. José Happart refuse et est condamné en mai de l'année dernière. Il est en appel.

Mort sans avoir jamais retrouvé d'emploi

Le directeur financier qui avait lancé l'alerte n'a jamais retrouvé de travail. Il meurt en 2018 à 69 ans, alors qu'une procédure est encore en cours. Impossible, bien sûr, d'attribuer le décès de Mario di Paolo à cette affaire. Mais selon les témoignages que nous avons pu recueillir, elle a, au minimum, rendu malheureuses les dernières années de sa vie.

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