Affaire Mawda : demande de réouverture des débats dans le dossier des passeurs présumés jugés à Liège

Le tribunal correctionnel de Liège n’a pu prononcer mercredi son jugement dans le dossier des six présumés trafiquants d’êtres humains, qui avaient notamment été impliqués le 17 mai 2018 dans la course-poursuite lors de laquelle la petite Mawda avait été tuée sur l’autoroute E42. Le tribunal de Liège a été confronté à une demande de réouverture des débats après le jugement prononcé à Mons.

Mawda, une petite fille kurde âgée de 2 ans, avait été tuée par la balle d’un policier la nuit du 16 au 17 mai 2018 lors d’une course-poursuite qui avait eu lieu entre la police et le véhicule transportant des migrants dans lequel elle se trouvait. Ce véhicule tentait de rejoindre le Royaume-Uni.

Un procès mené en parallèle sur le trafic d’être humains

La partie de cette affaire liée au décès de la fillette a été jugée par la justice montoise le 12 février dernier. Mais, en parallèle à ce dossier, un deuxième dossier a été ouvert et jugé à Liège. Il concerne le volet relatif aux préventions de trafic d’êtres humains, qui ne concernent pas uniquement les faits qui se sont déroulés à Mons.


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Le réseau d’immigration clandestine trouverait son origine en France, du côté de Dunkerque, mais les passeurs sont suspectés d’avoir fait monter les migrants dans leurs véhicules sur les autoroutes belges et au départ de Liège. Des peines allant de 18 mois à 5 ans de prison ont été requises contre les six prévenus. Mais l’un d’eux, condamné à Mons à une peine de 4 ans de prison, a sollicité la réouverture des débats. Il souhaite officiellement informer le tribunal liégeois de la décision intervenue à Mons.

Il pourrait invoquer cette condamnation pour ne pas être jugé une seconde fois pour un même contexte de faits ou demander une absorption avec la première condamnation. La demande de réouverture des débats sera examinée le 17 mars prochain. Le jugement sur le fond est attendu ultérieurement, à une date encore indéterminée.
 

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