Absence de dépistage pendant trois mois: les oncologues redoutent une hausse des cancers graves

Le nombre de cas de cancers graves risque-t-il d'exploser à cause de la pandémie de coronavirus? C'est une crainte qui agite les professionnels. Car pendant 3 mois, aucun dépistage n'a été effectué. Et certains patients malades du cancer ont repoussé leurs examens.

Il faut consulter!

Marie-Pascale Grass est chef du service d'oncologie de l'hôpital Montlégia à Liège. Elle lance un cri d'alarme: il faut consulter! "Lorsque nous avons contacté les patients qui devaient normalement avoir leur rendez-vous et qui étaient suivis pour un cancer, on leur a demandé s'ils allaient bien. Et quand les patients avaient des plaintes et qu'on leur disait qu'il faudrait peut-être repasser un examen, on essayait d'insister parce qu'à peu près 20% des patients disaient qu'ils ne voulaient pas venir à l'hôpital parce qu'ils avaient peur. Il faut donc les rassurer et leur dire que s'ils ont des symptômes, ils doivent consulter, ça fait partie du message que nous voudrions, nous, les oncologues, les hématologues, faire passer aux patients".

L'absence de dépistage: une bombe à retardement

Car l'absence de dépistage pendant trois mois, c'est un peu une bombe à retardement. Marie-Pascale Grass: "On risque en effet d'avoir des problèmes collatéraux à la pandémie, c'est-à-dire des patients qui vont arriver avec des maladies à des stades très avancés, des patients qui vont du coup devoir peut-être avoir des traitements plus lourds et donc oui, c'est une sorte de bombe à retardement. C'est pour ça qu'il faut rassurer les patients".

 

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