Abattage à domicile et à l'abattoir pour la fête de l'Aïd-el-Kébir

Il y avait une petite file lundi devant l'abattoir de Liège pour venir effectuer la déclaration préalable à l'abattage d'un animal pour la fête de l'Aïd-el-Kébir
Il y avait une petite file lundi devant l'abattoir de Liège pour venir effectuer la déclaration préalable à l'abattage d'un animal pour la fête de l'Aïd-el-Kébir - © RTBF - Olivier Thunus

La fête de l'Aïd-el-Kébir, ou fête du sacrifice, une des plus importantes fêtes musulmanes, se déroule aujourd'hui. Traditionnellement dans l'Islam, elle suppose l'abattage rituel d'un mouton.

Certains font égorger l'animal à l'abattoir, d'autres le font à domicile mais dans ce cas, un étourdissement préalable de l'animal est obligatoire. Autre obligation dans ce cas, effectuer une déclaration préalable dans sa commune. A Liège, l'abattoir public implanté à Droixhe accueillait ce lundi les musulmans pour cette déclaration préalable.

Chaque année, les Musulmans sont confrontés à ce choix : faire égorger le mouton à l'abattoir ou à domicile. Nadia et Aziz ont opté pour le domicile. Ils sont donc venus chercher leur autorisation. Pour eux, c'est une question de tradition et d'apprentissage : " On fait le sacrifice comme dans nos coutumes et puis on viendra jeter les abats et la peau ici. J’ai choisi de faire l’abattage à domicile pour que les enfants voient et comprennent nos coutumes, et que l’abattage n’est pas fait que pour manger mais aussi pour le partage. Une partie de la viande est offerte à des personnes dans le besoin ", explique Nadia. " Je préfère le faire à domicile, en famille. J’ai cinq enfants donc il faut leur apprendre nos traditions, nos manières de vivre. C’est le père de famille qui abat l’animal ", confirme Aziz.

Ben a lui fait le choix de l'abattoir. Plus simple : " Je travaille donc tout se fait à l’abattoir et les déchets restent là. On paie les frais et on récupère l’animal le lendemain. Pour moi, en tant que musulman, ça ne change rien. Ce sont plus les anciens qui ont encore la mentalité du pays. Là-bas, chacun le fait chez soi ".

Cette année, moins d'abattage sont prévus. C’est ce que confirme Toni Jolet, directeur de l'abattoir de Liège : " On en a beaucoup moins que l’année dernière. Environ la moitié. Essentiellement parce que beaucoup de musulmans sont rentrés au pays pour faire la fête avec la famille. D’habitude, on tourne aux environs de 250 – 300 déclarations. Cette année, je pense qu’on ne dépassera pas les 150 ". 

La déclaration préalable permet aussi de venir déposer par la suite les déchets animaliers à l’abattoir. Une mesure possible ce mardi de 12 à 20h30.

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