A Verviers, la dératisation est en cours dans les égouts et les amas d’immondices

Dans les vallées sinistrées par les inondations, on panse ses plaies mais on guette aussi tous les dangers potentiels, notamment la prolifération des rats dans les égouts et les monceaux de détritus et gravats. Ainsi, à la demande de la Ville de Verviers, des techniciens d’une société spécialisée parcourent depuis plusieurs jours les rues de la cité proches de la Vesdre pour placer des appâts. Un travail de longue haleine mais de très grande utilité sur le plan de la salubrité et de la santé publiques.
 

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Les appâts contiennent de la nourriture pour attirer les rats mais aussi bien sûr un poison violent. © RTBF – Philipe Collette

Les deux techniciens travaillent inlassablement depuis vendredi passé. Ils sillonnent les rues de Verviers, essentiellement dans les quartiers sinistrés par la montée des eaux de la Vesdre ; nous avons suivi une équipe dans le quartier de Pré-Javais à l’Est de la Ville. Le duo passe de taque d’égout en taque d’égout, tirant leur matériel mobile. Ils effectuent le premier arrêt de leur journée. Ouverture d’une taque d’égout et première intervention pour Raphaël Simenon et son collègue : " Nous ouvrons d’abord la taque, explique Raphaël Simenon, puis nous faisons descendre nos appâts avec une corde qu’on laisse un peu en hauteur afin que les rats puissent un peu jouer et facilement les manger.L’appât contient un poison radical pour les rongeurs comme l’explique le second technicien d’intervention, Christian Lange : " Le produit est un anticoagulant ; tous les mammifères ont des microsaignements au niveau du tube digestif et donc ça coupe le système de cicatrisation ; c’est efficace et rapide : le rat meurt entre et 24 et 48 heures après le moment où ils ont mangé l’appât."

Des boîtes sécurisées dans les amas de détritus

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Pour les rats présents dans les amas de détritus, les techniciens placent des boîtes fermées à clé contenant les appâts. © Philippe Collette

Les techniciens ne piègent pas que les égouts ; ils installent aussi leurs appâts dans les amas de détritus non encore enlevés et ils restent nombreux malgré la cadence des camions qui procèdent à leur enlèvement. Les détritus sont évidemment des lieux appréciés des rats : " Là aussi on doit intervenir, raconte Christian Lange, et placer des appâts sécurisés, c’est-à-dire des boîtes fermées à clé contenant les appâts empoisonnés parce que dans les immondices évidemment, il y a de la nourriture, tout ce qu’il faut pour qu’un rat puisse se développer.

 

Huit jours d’intervention et peut-être plus

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Les monceaux d’immondices sont des endroits propices pour les rats. © RTBF – Philippe Collette

Le travail est colossal pour les deux opérateurs : les lieux de prolifération potentielle sont nombreux dans les quartiers de Verviers longés par la rivière ; ils travaillent un peu à l’aveugle sur base des informations venant du terrain : " le matin, on arrive au dépôt de la commune, explique Raphael Simenon, où l’on nous informe des zones où l’on a vu des activités ou des traces de rats ; ensuite, on avance petit à petit ; en fonction de ce que l’on voit, on sait s’il faut mettre à certains endroits plus de blocs d’appâts."

A Verviers, la dératisation est prévue pour huit jours, mais elle pourrait être prolongée en fonction des résultats de cette dératisation à grande échelle.

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