A Rocourt, l’ancienne usine des radiateurs Def s’apprête à devenir un quartier durable

C’est pour l’instant un avant-projet : il est mené par la société des maisons Blavier. Elle envisage de construire une soixantaine de logements, dans une première phase, et plus ultérieurement. La parcelle s’étend sur plus de quatre hectares. Elle couvre un ancien verger, et une vaste friche industrielle, les anciens radiateurs Def.

La firme a été mise en faillite voici une douzaine d’années, après avoir, pendant près d’un siècle, chauffé des milliers de liégeois. Une déglingue économique face à la concurrence de fabricants des pays de l’est, qui a laissé sur le carreau les quelque trente derniers travailleurs…

 

Il ne reste plus grand-chose de ce fleuron, juste quelques ancrages de machines-outils, éparpillés parmi des plantes invasives sur un vaste espace tarmaqué et bétonné. C’est d’ailleurs l’un des aspects intéressants de ce dossier : il faut dépolluer, et donc désimperméabiliser le sol. Après les inondations de la mi-juillet, quelques arpents gagnés en faveur des infiltrations des eaux de pluie ne sont pas à négliger.

La zone est proche de nombreux commerces et équipements collectifs, proche d’un accès autoroutier également. Mais surtout, elle est longée par l’ancienne ligne de chemin vers l’arsenal, devenue un parcours cyclo-pédestre. Et c’est sans doute révélateur des nouvelles tendances de l’aménagement du territoire urbain : des lotissements s’implantent de plus en plus souvent dans des endroits où la mobilité douce peut attirer des candidats acheteurs. D’ailleurs, à terme, la concentration d’habitats pourrait provoquer une requalification de la route nationale vers Tongres, pour un trafic plus "apaisé".

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