A l'approche des élections sociales, des licenciements douteux chez Britte

Des licenciements "de précision", chez Britte-Mustad ?
Des licenciements "de précision", chez Britte-Mustad ? - © Tous droits réservés

La société Britte, une entreprise de mécanique de précision installée au parc industriel des Hauts-Sarts, vient de licencier quatre de ses travailleurs, trois ouvriers et un employé. Officiellement, pour raisons économiques. Les syndicats n’en croient rien. L’un des hommes est un électromécanicien, un métier en pénurie, et la firme continue de recourir à l’un ou l’autre intérimaire…

Ces désengagements interviennent juste à la veille de la période de préparatifs des élections sociales. Pendant deux mois, tous les membres du personnel sont susceptibles de se déclarer candidats, et sont donc protégés. L’une des mises à pied concerne un ancien délégué, qui compte plus de vingt ans d’ancienneté, et que son organisation aurait voulu voir à nouveau figurer sur sa liste.

Le front commun crie à l’injustice et réclame des réintégrations immédiates. La société Britte dépend d’une maison-mère suédoise. Elle traverse des turbulences financières. Le dernier bilan publié laisse apparaître un chiffre d’affaires en berne, des pertes cumulées proches du million, et un capital largement "mangé". Le rapport de gestion évoque un climat social difficile, une démotivation parmi les travailleurs, qui se traduirait par un fort taux d’absentéisme.

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