A Flémalle, une cinquantaine de congressistes ont fondé La Droite Populaire

Cette nouvelle formation ambitionne de rassembler les décombres de toutes les listes "à la droite des réformateurs", qui ont subi un cuisant échec, au scrutin de mai dernier. Selon le coprésident Aldo Mungo "ces élections ont pris des allures référendaires sur la question de l’immigration : les quatre parlementaires qui ont voté contre le pacte de Marrakech ont perdu leur siège ; il faut en tirer les conséquences, et présenter à l’opinion publique un programme où il est question d’identité et de nationalité, mais pas seulement…" Et de souligner à quel point les slogans de Mischaël Modrikamen, en fin de campagne, ont tourné à la caricature.

Dans le manifeste adopté ce dimanche, il est question de lutter contre la décadence, contre l’assistanat, pour l’autorité d’un état rétabli dans ses prérogatives régaliennes. Une droite sans complexe, donc, mais la coprésidente Vanessa Cibour, conseillère communale herstalienne, revendique des accents progressistes ou sociaux : "Je travaille dans le secteur de l’insertion professionnelle, et j’espère que la dimension sociale de notre programme, c’est quelque chose que nous allons creuser. Il ne suffit pas de parler de chiffres. Derrière les chiffres, il y a des situations vécues difficilement, et il faut les prendre en compte." Une allusion à la politique de l’emploi, mais également à la fiscalité : il est temps d’arrêter de spolier la classe moyenne, affirme La Droite Populaire, comme en écho au mouvement antifiscal.

Au chapitre de l’environnement, le nouveau parti s’oppose aux véhicules électriques, dont les batteries polluent, et préconise en lieu et place un soutien au développement de la pile à hydrogène.

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