A bord de la "scancar" de la police liégeoise

Un outil capable de contrôler plusieurs dizaines de milliers de véhicules par jour
Un outil capable de contrôler plusieurs dizaines de milliers de véhicules par jour - © Michel Gretry

Depuis ce mardi, les deux véhicules équipés pour scanner le stationnement automobile dans les rues de la cité ardente sont opérationnelles. Les policiers-chauffeurs ont achevé leur formation. Pas de panique : pendant une première période de rodage, sans doute quinze jours ou trois semaines, ce sont des avertissements, et non des amendes, qui vont être envoyés aux conducteurs en défaut.

Les seize appareils de prises de vues installés sur le toit sont de trois types : l’un, "classique", d’identification des plaques ; un autre, à infrarouge, pour voir dans l’obscurité ; et enfin, deux engins "panoramiques" à cent quatre-vingts degrés. Le système interroge en temps réel une banque de données, pour savoir si, pour chaque emplacement, géolocalisé, la redevance a été effectivement payée. En fin de journée, le logiciel génère des fichiers, avec un coefficient de certitude : en dessous de nonante pour cent, un opérateur doit valider la lecture de la plaque. Pas d’inquiétude si la "scancar" vous photographie pendant le temps nécessaire pour vous rendre à l’horodateur : un délai de cinq minutes, appelé latence de grâce, est d’application. La vérification est faite dans la nuit qui suit.

Selon le commissaire Bailly, "l’objectif n’est pas la répression, mais simplement de rendre le contrôle efficace, afin d’assurer la rotation du stationnement, et le bon usage des places pour les riverains". Lors de la dernière séance d’écolage, lundi après-midi, sur un parcours de quelques centaines de mètres dans le quartier du Longdoz, le nombre des usagers en défaut a été très précisément de… 172 !

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