136 nouveaux médecins ont prêté serment ce samedi à Liège

136 nouveaux médecins ont prêté serment ce samedi à Liège
136 nouveaux médecins ont prêté serment ce samedi à Liège - © RTBF

Pour les nouveaux médecins, l'heure était donc au soulagement au moment d'entrer dans une profession pour laquelle ils auront étudié au minimum 7 ans. Nous sommes allés à leur rencontre.

Pour ces jeunes médecins, c'est le serment d'Hippocrate qui marque vraiment leur entrée dans la profession. Un moment important. Nous avons recueilli quelques témoignages: "Le serment représente toute la déontologie en médecine. C'est un accomplissement de toutes les études. Et le métier de médecin, ce n'est pas seulement soigner des gens, c'est une façon d'être". "C'est montrer que nous avons choisi ces études pour le côté humain et toute la déontologie qui tourne autour de ce métier".

Leur dernière année d'étude aura été marquée par l'obtention remise en question de leur numéro Inami, leur véritable accès à la profession. Ils en appellent donc à une réforme: "Vu le nombre de médecins qu'il manque dans toutes les régions et dans toutes les spécialisations, on pourrait penser que c'est un problème créé de toutes pièces alors que normalement, il ne devrait pas y en avoir" explique un jeune médecin. "Il y a eu des gros stress, des ras-le-bol, des envies de ne pas aller en stage" poursuit une autre jeune diplômée, "mais on a tenu le coup et nous avons été récompensés par ce numéro Inami mais ce n'est pas terminé pour les suivants". "On nous a annoncé en cours d'année que nous n'allions peut-être pas tous avoir un numéro. Je pense que s'ils réinstaurent un examen à la fin de la première, il y aura de nouveau suffisamment de numéros Inami pour tout le monde".

Avec leur serment, ces 136 jeunes sont désormais officiellement médecins.

Des médecins qui doivent encore se spécialiser avant de pouvoir pratiquer seul en cabinet. Mais peu d'entre eux s'orientent vers la médecine générale. Avec pour effet une pénurie de docteurs dans les campagnes. Et ce n'est pas la problématique du manque possible de numéros Inami pour les futurs médecins qui améliorera la situation. En province du Luxembourg, notamment, certains médecins généralistes enchainent plus de 40 patients par jour et effectuent des journées de près de 12 heures. Il n'est pas rare qu'ils continuent à exercer après l'âge légal de la pension, faute de remplaçant.  Nous sommes allés à la rencontre de Carole Lekeux, diplômée l'année dernière, qui vient d'installer son cabinet à Gouvy, en province de Luxembourg.  Elle est encore une des rares à oser s'installer dans des régions plus reculées. (voir la vidéo)

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