Yimalz Cakmak risque finalement 30 ans de prison

L’accusation fait appel, estimant que la peine infligée en correctionnelle n’est pas suffisamment sévère.
L’accusation fait appel, estimant que la peine infligée en correctionnelle n’est pas suffisamment sévère. - © Flickr - mikecogh

Yimalz Cakmak avait tué son fils et sa belle-fille par balle, en 2014 à Gerpinnes car il n’aurait plus supporté le comportement dépensier, entre autres, de ses deux victimes. Il avait été condamné à 20 ans en octobre dernier. L’accusation fait appel, estimant que la peine n’est pas suffisamment sévère.

Le ministère public parle d’un homme froid et dangereux, pour qui l’argent aurait supplanté la vie de ses enfants. Lors du procès en correctionnelle fin 2016, le ministère public avait déjà requis trente ans de prison.

Le tribunal avait finalement prononcé 20 ans de prison, d’où l’appel… pour une question juridique : avant février 2016, les crimes graves étaient jugés en cour d'assises, devant un jury populaire. Mais depuis, la possibilité existe de correctionnaliser même les crimes les plus graves.

Et c’est exactement ce qui est arrivé au dossier Cakmak : traités en quelques heures devant un tribunal correctionnel. Devant les Assises du Hainaut, Yimalz Cakmak aurait pu écoper de la perpétuité par exemple.

Dans ce contexte, l'accusation n'est pas satisfaite de la peine de 20 ans infligée en correctionnelle. Elle réclame donc ici, en appel, 30 ans de prison. L'arrêt sera rendu le 16 juin prochain.

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