Wallonie: vers un permis pour détenir un animal

Lorsque vous adoptez un animal dans un refuge, vous devez la plupart du temps signer un contrat d'adoption, un contrat de stérilisation et répondre à quelques questions mais les démarches sont plutôt simples et rapides à effectuer. "On remplit quelques documents, on paye les frais d'adoption bien évidemment et on repart avec l'animal" reconnait Amandine Jadoul, la coordinatrice du refuge de la S.P.A à La Louvière. "La plupart du temps ce sont des personnes qu'on ne connaît absolument pas évidemment, mais on pose des questions et on essaie d'en savoir plus sur eux pour s'assurer qu'ils correspondent bien au profil recherché pour l'animal" ajoute-t-elle. A l'heure actuelle rien ne permet à ces volontaires dévoués au bien-être animal de connaître les antécédents des personnes qui viennent les voir pour emporter avec eux un animal, mais cela pourrait bien changer.

Une proposition de loi visant à instaurer un permis pour détenir un animal de compagnie doit en effet être examinée ce jeudi par le gouvernement wallon. Les détails restent à confirmer mais les grandes lignes du projet sont déjà connues : ce nouveau permis serait donné par défaut, gratuitement, à toutes les personnes majeures mais pourrait par contre être retiré aux particuliers se rendant coupable de maltraitance flagrante. Une initiative wallonne qui réjouit les défenseurs des animaux : "Tous les refuges soutiennent à 200% cette idée de pouvoir retirer le permis de détenir un animal à des personnes qui seraient à l'origine de maltraitance sur des animaux" explique Gaëtan Sgualdino, le président de la S.P.A La Louvière. "Cela faciliterait les choses dans les cas où il y a des récidives. Aujourd'hui il est déjà possible d'interdire à une personne de détenir des animaux mais au bout d'une très longue procédure judiciaire" complète-t-il.

Plus d'un cas de maltraitance par semaine

Or, toujours selon Gaëtan Sgualdino, les cas de maltraitance animale ne sont pas rares : "Il ne se passe pas une semaine sans que nous ne découvrions un nouveau drame", affirme-t-il. Le dernier en date : une jeune chienne qui a été confiée au refuge suite à une saisie de la cellule bien-être animale dans la région. "C'était une chienne qui servait à la reproduction à la chaîne, on l'a récupérée in-extremis elle n'avait vraiment plus que la peau sur les os" raconte Amandine Jadoul. "C'est typiquement un cas de maltraitance physique et de négligence grave, donc pour nous son ancien propriétaire ne doit plus jamais posséder d'animaux, pour éviter que ce genre de cas ne se répète". L'espoir d'Amandine c'est bien sûr que la nouvelle loi empêche ce type d'individus d'adopter d'autres chiens, que ce soit dans un refuge ou ailleurs. En attendant, les volontaires du refuge de La Louvière effectuent régulièrement des visites chez les nouveaux propriétaires, pour vérifier que leurs petits protégés sont bien traités dans leur famille d'adoption.

 

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