Wallonie picarde: les urgences des hôpitaux débordées, sont obligées de fermer

Les ambulances envoyées vers un autre hôpital pour permettre à l'hôpital débordé de faire face à l'afflux de malades
Les ambulances envoyées vers un autre hôpital pour permettre à l'hôpital débordé de faire face à l'afflux de malades - © RTBF

Que se passe-t-il dans les hôpitaux de notre province? Ils sont régulièrement pleins à craquer. Des services d'urgence doivent fermer, pour essayer de réguler l'afflux de patients qui s'y entassent. Cela signifie qu'on les ferme partiellement aux ambulances. La semaine dernière, le Chwapi y a été contraint. Mais également, selon un urgentiste, Mouscron, Ath et Mons. Le phénomène concernerait d'ailleurs toute la province.

A Tournai, par exemple, le Chwapi a dû se mettre en "mode fermeture" la semaine passée. Ce lundi 12, le CHM aurait été dans le même cas. Ce qui signifie que pendant une durée déterminée, les agents du 100 et du 112 dispatchaient les ambulances dans les différents hôpitaux: Mouscron, Mons, Tournai, Ath et ceci afin de permettre aux urgences de l'hôpital surchargé de se désengorger. Mais avec un inconvénient pour le patient: un surcoût en matière de transport par ambulance.

Cette procédure est prévue par la loi selon un protocole très strict, et en fonction des besoins du patient. Elle est revue à intervalles réguliers en fonction de l'état de surcharge du service des urgences.

Et si je me présente aux urgences?

Rassurez-vous, si vous vous présentez aux urgences par vos propres moyens, vous serez pris en charge. Mais il pourrait arriver, en cas d'engorgement très grave qu'un médecin fasse le tri dans les situations urgentes ou pas et envoie certains patients vers un autre hôpital. C'est une situation prévue par la loi. Heureusement on n'en est pas (encore) là.

Si les hôpitaux sont débordés maintenant, c'est qu'il y a beaucoup de malades: la grippe, les chutes dues au gel de ce début mars. Et puis, force est de constater que de plus en plus de gens vont aux urgences parce que c'est plus facile et qu'il ne faut pas payer tout de suite. C'est un problème récurent qui participe à cet engorgement. La semaine dernière le Chwapi a "explosé" son nombre de patients pris en charge, avec 204 patients en 24 heures. L'hôpital était rempli. "Il n'y avait plus de lits disponibles dans les services pour dispatcher les patients aux étages", nous explique un urgentiste. C'est ce qui a conduit à la fermeture.

C'est un sujet qui sera justement abordé ce 14 mars 2018 dans l'émission Questions à la Une et qui est par ailleurs développée ce 14 mars dans la presse locale.

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