Virelles: fauchage hivernal de la roselière, pour préserver la biodiversité

Une soixantaine de bénévoles étaient réunis ce samedi à l'étang de Virelles. Tout le week-end, ils participent au grand fauchage hivernal. Cette année, en raison de la pluie abondante des derniers jours rendant le terrain trop spongieux, la grande roselière a été délaissée.

Les bénévoles se sont donc attelés à d'autres parcelles en bord d'étang. Le but : faucher le roseau et par la même occasion les pousses d'arbres et de buissons. C'est une manière de donner de l'air aux roseaux et surtout de stopper l'avancée des arbres.

Préserver la roselière, c'est préserver une certaine biodiversité

La roselière est le refuge d'espèces d'oiseaux ou de mammifères. Certains ne vivent d'ailleurs que là, certains ne pondent que là. Ce travail de préservation est donc important. Sandrine, une bénévole en a bien conscience : "Si on ne fait pas ce travail, c'est tout un milieu qui est menacé".

Rien ne se perd, tout se transforme !

"Le roseau, dans la région, on avait l'habitude de le trouver sur les toits des habitations, mais, tout ça, c'est fini", note Sébastien Pierret, conservateur de la nature à l'Aquascope de Virelles. Il souligne tout de même l'intérêt actuel que représente le roseau pour l'éco-construction, le plafonnage, la réalisation de torchis ou simplement l'isolation.

Le roseau peut également être transformé sous forme de pellets. Les calculs révèlent qu'un mètre carré permet de récolter un kilo de roseau. Dix kilos de roseaux séchés peuvent produire autant d'énergie et de chaleur que quatre litres de mazout. À Virelles, on étudie donc une manière de compacter le roseau en pellets sans que la mécanisation ne rende inutiles ces efforts d'économie d'énergie. Pour cela, il faut également des bras et du temps.

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