Véronique Salvi (cdH): "Nous le faire payer à Charleroi? Ce serait de la bassesse politique!"

"A Charleroi, le cdH a toujours été un partenaire loyal, fidèle et extrêmement travailleur", a tenu à rappeler Véronique Salvi.
"A Charleroi, le cdH a toujours été un partenaire loyal, fidèle et extrêmement travailleur", a tenu à rappeler Véronique Salvi. - © Belga

Le président du cdH, Benoît Lutgen, a appelé lundi à former d'autres majorités sans le PS. Depuis l'éclatement des affaires Publifin et Samu social, le PS est tout simplement devenu infréquentable pour le cdH.

Dans ce contexte, pour la députée humaniste Véronique Salvi, également conseillère communale à Charleroi, cette décision était nécessaire. "Il fallait se démarquer et décider rapidement d’une rupture car la situation devenait intenable. Aujourd’hui, on s’organise et on va tenter de tout mettre en œuvre pour que l’action citoyenne reste LA priorité."

Pour l'instant, pas de réactions du côté socialiste. On accuse plutôt le coup et on prépare, sans doute, la riposte.

Faut-il s'attendre à Charleroi, mais aussi dans d'autres communes, à des conséquences politiques ? Sans doute. Cela pourrait être le cas par exemple à Charleroi, où MR et cdH sont au pouvoir. Mais ils sont en appoint d'une majorité absolue PS qui n'a mathématiquement pas besoin d'eux.

Pourtant, Véronique Salvi espère que cette majorité pourra continuer son travail. "En politique, tout est évidemment possible. J’ose espérer qu’au niveau communal, et en l’occurrence à Charleroi, on puisse faire la part des choses. A Charleroi, le cdH a toujours été un partenaire loyal, fidèle et extrêmement travailleur. On a porté avec le PS et le MR le renouveau de la Ville. Et donc, franchement, je trouverais de la bassesse politique de faire porter le chapeau à une équipe communale ce qui se passe aux échelons supérieurs."

Le prochain conseil communal à Charleroi aura lieu lundi prochain. On peut logiquement s’attendre à ce qu’il soit tendu. D'ici là, beaucoup de choses peuvent se passer et c'est encore le flou. Seule certitude à ce stade : on risque d'assister à un fameux jeu de chaises musicales d'élus entre les différentes assemblées et les conseils communaux.

Un des premiers concernés pourrait d'ailleurs bien être Paul Magnette. Ministre-président sortant, il pourrait bien redevenir bourgmestre à temps plein de Charleroi. Reste à savoir si dans ce cas de figure, il cumulerait avec son mandat de député.

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