Une étude wallonne pointe un problème de garantie locative dans 40% des contrats

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Illustration - © Belga - Herwig Vergult

La garantie locative est cette somme d’argent appartenant au locataire et qui est bloquée sur un compte jusqu’à la fin de la location immobilière. Il s’agit d’une caution permettant au propriétaire d’avoir une garantie par rapport aux dégâts éventuels commis par le locataire, mais aussi par rapport à d’éventuels loyers impayés.

Elle devient souvent un problème entre propriétaires et locataires. Certains propriétaires ne veulent pas rendre l'argent et font preuve de mauvaise foi en chipotant pour un clou dans un mur. Et puis, à l'inverse, certains locataires rendent les clés après avoir complètement détruit leur logement.

Une étude commandée par le Conseil Supérieur du Logement en Wallonie constate qu’effectivement, dans 40% des cas, il y a des problèmes. Et qu'une fin de bail sur dix se termine en justice de paix.

Stéphanie Cassilde a coordonné cette première étude du genre: "Je pense qu’elle peut servir à beaucoup de monde étant donné que, jusqu’à présent, on n’avait pas d’ordre de grandeur en la matière. Et en cela elle est vraiment très utile."

Quand il est fait appel à la garantie locative en raison de dégâts, les montants de dégâts réclamés vont de 60 à 300 euros. Concernant les dégâts et les loyers impayés moyens, ils vont de 1 000 à 3 000 euros selon les propriétaires interrogés.

Pour Bénédicte Delcourt, qui représente le syndicat des propriétaires, "Cette garantie devrait devenir obligatoire et, en plus, elle devrait être augmentée. Ce que révèle cette étude, c'est qu'elle n’est jamais suffisante. Elle devrait couvrir au moins la somme de trois mois de loyer."

L'étude signale encore que les loyers impayés et les dégâts touchent toutes les formes de locations, quel que soit le niveau de revenus du locataire.

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