Une entreprise leuzoise démantèle et recycle les voitures hors d'usage

Certaines pièces de voitures hors d'usage peuvent reservir.
Certaines pièces de voitures hors d'usage peuvent reservir. - © RTBF

Au milieu du hangar, une 206 accidentée passe entre les mains du garagiste. Méthodiquement, on lui enlève le moteur, on élimine les huiles et les liquides. Un processus de dépollution obligatoire pour les centres agréés de démolition.

Celui de Leuze reçoit une dizaine de véhicules déclassés chaque jour. Des voitures bien souvent accidentées qui sont rachetées aux assurances ou aux particuliers pour en récupérer les pièces encore utilisables. "Tout ce qui est pièce de carrosserie, ça se récupère, explique Pierre Deknudt, co-gérant du centre agréé de démolition. Et dans les pièces mécaniques, on peut aussi retirer beaucoup de choses."

Au hit-parade des pièces les plus recherchées chez les démolisseurs : les phares et les rétroviseurs occupent sans surprise les premières places. La plupart de ces pièces sont d’ailleurs retirées d’office des carcasses et placées dans le magasin de la casse leuzoise. Toutes sont minutieusement encodées selon leur marque et leur modèle. "Les pièces issues des marques françaises et allemandes sont les plus demandées, reprend Pierre Deknudt. Parce que ce sont les véhicules les plus courants."

Des modèles qui changent régulièrement, ce qui ne facilite pas la vie des garages qui s’occupent de recyclage. "Au niveau esthétique, les constructeurs modifient légèrement leur modèle tous les deux ans. Les pièces ne sont donc plus les mêmes. Ça complique les choses."

Malgré tout, les centres agréés de démolition parviennent à remettre dans le circuit de nombreuses pièces d’occasion. Les invendus sont envoyés au broyeur dans une autre entreprise spécialisée. Chaque année, en Belgique, 120 mille épaves sont traitées. 96% du poids de tous les véhicules hors d'usage est réutilisé, recyclé ou valorisé énergétiquement.

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