Une enquête suite à la mort de chats empoisonnés à Dottignies

Isabelle Madou et sa fille Margaux, en compagnie de leur chat Philippe.
Isabelle Madou et sa fille Margaux, en compagnie de leur chat Philippe. - © Laurent Dupuis

Isabelle Madou et sa fille Margaux habitent rue du Trieu à Dottignies, dans l'entité de Mouscron. Elles adorent les chats. Elles récupèrent notamment ceux qui ne sont pas désirés dans les maisons. Elles ont également sauvé plusieurs félins d'une mort certaine.

Mais ce mardi encore, elles ont déploré la mort d'un de leurs chats, Démon. "Nous habitons ici depuis 8 ans et cela fait au moins le dixième chat qui meurt empoisonné. Car il y a des chats aussi qui ont disparu... Et quand les chats empoisonnés reviennent mourir à la maison, ils ont de la bave à la gueule et de la diarrhée", expliquent Isabelle et Margaux. "Ce n'est pas accidentel. Une personne empoisonne nos chats depuis des années. Des voisins dans le quartier en ont également été les victimes."

Suspectant des actes délibérés, des habitants du quartier ont déjà déposé des plaintes auprès de la zone de police de Mouscron.

L'empoisonnement d'animaux est poursuivi pénalement

"Nous ne prenons pas cette affaire à la légère, loin de là. Ce type d'histoires peut pourrir l'atmosphère dans un quartier. Car les habitants vont se regarder les uns les autres avec des suspicions, souligne la commissaire divisionnaire Christine Noterdeam. Nous avons donc ouvert une enquête. Nos agents de quartier ont notamment distribué un toutes-boîtes pour rappeler que l'empoisonnement d'animaux est poursuivi pénalement. Qu'il s'agit de cruauté envers les animaux. Nous avons également mené une perquisition dans une maison suite à des soupçons. Sans résultats pour l'instant. Mais il est vrai que dans ce type de dossiers, il est très difficile de trouver le ou les auteurs avec la preuve à l'appui."

En attendant, Isabelle et Margaux comptent enfermer leurs deux derniers chats dans leur maison. Histoire d'être certaines qu'ils ne soient pas empoisonnés. "Cette situation est intolérable car nous, nos chats, ils font partie de notre famille."

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