Une centaine de femmes ont appris à se défendre à Herseaux

En rue, dans les transports en commun ou dans les boîtes de nuit, les femmes font parfois l'objet de violences physiques. Comment réagir dans pareil cas ? C’était l’objet d’une formation organisée samedi à Herseaux, près de Mouscron.

Une centaine de femmes, de tous âges, ont suivi cette initiation du club local de krav-maga. "Il a fallu refuser du monde, commente le formateur Alain Bayard. C’est la preuve que cette formation répond à une réelle demande, dans une société où l’on peut vite être confronté à la violence. "

Au menu de l’après-midi : quelques techniques pour repousser un agresseur. "On montre quelques gestes qui permettent de se dégager d’une attaque, reprend Alain Bayard. On vise en priorité les endroits sensibles : les yeux, le nez, la gorge, le plexus solaire voire le triangle génital et les genoux. Parce que ce sont des zones vulnérables sur lesquels il ne faut pas nécessaire frapper fort pour faire mal."

Les stagiaires ont également été sensibilisées à l’attitude à adopter en cas d’agression. "Quand on est agressé verbalement, on ne répond pas par un coup. On tente d’abord de prendre de la distance et de communiquer voire de fuir. Si l’agression est plus physique, par contre, il faut pouvoir y répondre. Quand on a une attitude plus vaillante, l’agresseur va la plupart du temps s’en aller." 

Cécile Aubert, ceinture noire

Parmi les moniteurs, une monitrice. Cécile Aubert est ceinture noire en krav-maga et ces formations pour les femmes lui tiennent à cœur.  "La plupart des femmes ont une barrière. Elle ne parvienne pas à se défendre en cas d’agression. Notre objectif, c’est de faire tomber cette barrière", explique-t-elle. La Dottignienne sait de quoi elle parle. Car ce sont des agressions qui l’ont amenée au krav-maga. "Quand c’est arrivé, je n’ai pas réagi. J’étais tétanisée. Et je m’en voulais de ne pas avoir réagi car ça donnait l’impression que je l’avais autorisé à me faire ce qu'il avait fait. C'est ainsi que j'ai commencé cet art martial."

Parmi les stagiaires, il y avait notamment d’autres femmes victimes d’une agression dans le passé. Toutes partagent désormais un souhait : ne jamais devoir mettre en pratique les conseils reçus samedi après-midi.

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