Une centaine de Cominois se mobilisent contre l'expulsion de Marick

Une centaine de Cominois ont formé une chaîne humaine sur la place Sainte-Anne samedi. Une chaîne humaine pour soutenir Marick Biokou. Ce Béninois qui vit depuis 13 ans en Belgique est aujourd’hui menacé d’expulsion.

Une décision que son entourage et ses soutiens ne comprennent pas, tant le jeune homme est intégré dans la vie locale cominoise "Marick n’a jamais eu de problème en Belgique, il a tout fait pour rester en décrochant deux diplômes en informatique et électricité. C’est vraiment incompréhensible", explique Béa Marsac, sa maman d’accueil. "Il est Cominois, il joue dans un groupe de musique et il a même été Mister Comines en 2013."

Tant qu'il était aux études, Marick a toujours bénéficié d'un visa. Ce n'est que lorsqu'il a voulu travailler que les problèmes sont apparus. "Il y a eu un premier refus parce qu'il avait un diplôme dans un secteur qui n'est pas considéré comme en pénurie, reprend Béa. Il a donc repris une formation en électricité et décroché un second diplôme. Mais rien n'y a fait, il a essuyé deux autres refus. Et pourtant il a des propositions d'emplois, mais impossible de travailler sans permis."

Avec ces trois refus et sans permis de travail, Marick Biokou risque à tout moment l'expulsion. La famille, les amis et les sympathisants espèrent donc que la mobilisation cominoise permettra une régularisation de la situation de Marick. Ils gardent l'espoir de faire changer d’avis Maggie De Block, la ministre en charge de l'Asile et la Migration.

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