Une action symbolique à Ath pour la défense des terres agricoles

Une quinzaine d'associations luttant contre la disparition de terres agricoles pour des projets comme des zonings industriels ou des routes ont mené une action symbolique ce dimanche dans un parc d'activités économiques à Ghislenghien, dans l'entité d'Ath. Ils ont planté des pommes de terre et du quinoa. Une centaine de personnes était présente. 

"Le Réseau de soutien à l'agriculture paysanne a décidé de mettre l'accent sur le problème de l'accès à la terre qui est un défi majeur pour le futur d'une agriculture paysanne. C'est à dire une agriculture qui prend soin des producteurs, des consommateurs et de l'environnement", explique Damien Charles, de l'ONG Quinoa et du Réseau de soutien à l'agriculture paysanne. "Nous constatons que nous perdons environ 1.500 ha de terres agricoles en Belgique. Mais si nous n'avons pas ces terres ici pour produire notre alimentation, il va falloir produire ailleurs, ce qui occasionnera un énorme coût social et environnemental."

Et pour Damien Charles, il y a une différence entre le discours et les actes du monde politique. "Quand nous entendons les discours officiels, ils sont comme les nôtres. Mais nous avons envie de voir ces discours se transformer en actes sur le terrain."

Pour Luc Norgas, du collectif Pays vert - Brugelette, il faut utiliser les terres avec parcimonie. "Nous ne sommes pas contre le développement économique mais il faut aussi faire avec l'existant, avec les friches industrielles. Bien sûr, cela va coûter plus cher parce qu'il faudra rénover et parfois dépolluer, mais il faut commencer par là avant de rogner sur les terres agricoles."

Luc Norgas évoque aussi le cas de la nouvelle route d'accès à Pairi Daiza. Une partie du tracé devrait engendrer la disparition de terres agricoles.

Création du réseau "Occupons le terrain"

A l'occasion de cette journée, le réseau Occupons le terrain a été officiellement lancé. Il regroupe une quinzaine d'associations wallons. 

"Ce réseau rassemble des collectifs qui regroupent des agriculteurs, des citoyens, des habitants, qui sont menacés par un projet de route, de zoning", explique Astrid Bouchedor, chargée de recherche et de plaidoyer au sein de l'association FIAN. "Nous voyons qu'il y a une multiplication de ces projets qui vont récupérer des terres agricoles pour un autre usage et ce réseau va permettre de s'échanger des informations, des outils, de porter des revendications communes, de rendre les actions plus visibles... C'est la force du réseau."

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