Un tombeau du 13e siècle ouvert et des ossements analysés à Aiseau

Le projet, baptisé Cromioss, a été lancée par la société archéologique de Namur.

Il s’agit d’un projet scientifique étonnant mais ambitieux: le tombeau de l’évêque Jacques de Vitry, qui se trouve dans la petite Eglise d’Oignies à Aiseau-Presles, vient d’être ouvert.

Les ossements de ce dignitaire religieux du 13e siècle vont être analysés dans les laboratoires de l’université de Namur. L’objectif est de valider une série de données historiques liée à la vie de ce personnage qui a connu les croisades.

Lors de l'ouverture du tombeau, c’est avec beaucoup de précaution que la boite reliquaire a été déplacée et déposée sur une table sous le regard attentif de l’évêque de Tournai, Monseigneur Harpigny : " Quand on ouvre un cercueil où des ossements sont considérés comme des reliques, l’évêque doit être présent comme témoin. "

Les ossements qui se trouvent dans cette boite sont censés être ceux de Jacques de Vitry, dignitaire religieux du 13e siècle. Ils ont été sortis du tombeau et analysés par Caroline Polet, anthropologue à l’Institut Royal des Sciences Naturelles.

Des échantillons d’ADN vont être prélevés et analysés à l’Université de Namur. Ils seront comparés à d’autres échantillons recueillis, cette fois, sur d’anciennes mitres censées avoir été portée par Jacques De Vitry. Des mitres qui font partie du trésor que l’évêque a laissé au prieuré d’Oignies où vivait Marie d'Oignies qu'il vénérait. Ces pièces uniques sont conservées au Musée des Arts Anciens de Namur. Elles sont la propriété de la fondation roi Baudouin dont fait partie Dominique Allard. Ce dernier explique que : " Aujourd’hui c’est le départ d’une grande entreprise scientifique qui vise à valider un certain nombre d’informations. Est-ce que les ossements qui sont là sont bien des ossements du 13e siècle ? Est-ce qu’on peut trouver sur les mitres que portait Jacques de Vitry des traces du même ADN que sur les ossements ? "

Les résultats des analyses devraient être connus dans les prochains mois. Ils seront ensuite présentés dans le cadre d’une exposition. Un ouvrage devraient aussi être rédigé sur le sujet.

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