Mons : la crise sanitaire offre un sursis au "Passenger", d'Arne Quinze

Le Passenger ne sera pas démonté en septembre.
Le Passenger ne sera pas démonté en septembre. - © Vincent Clerin

Le ciel des Montois s’assombrit. Et c’est une bonne nouvelle. Le Passenger d’Arne Quinze, cette œuvre monumentale urbaine, devait être démonté à la fin de l’été. Les travaux sont reportés. Caroline Kadziola, la directrice de la fondation Mons 2025, s’explique : "La situation ne nous permet pas d’effectuer le démontage comme nous l’avions prévu, c’est-à-dire au début du mois de septembre. Les rassemblements de public ne sont pas encore autorisés. Or on veut que ce démontage soit une fête. Cette œuvre est symbolique pour les Montois. L’envie de l’artiste, de la fondation et de la Ville est de démonter tout en relançant d’autres idées et projets artistiques."

 

Limiter l’impact sur le commerce

Une fête et un démontage, ça veut dire aussi un centre-ville bloqué. Il n’en est pas question pour la Ville de Mons. "On n’a pas gardé la date de septembre aussi pour éviter d’impacter trop les commerçants. Le mois de septembre, c’est la rentrée, la vie qui reprend. Si on bloque le centre-ville, ça n’aurait pas été une bonne chose pour les commerçants."

 

Vérifications techniques

Il est impossible pour la Ville de Mons de déjà communiquer une date de démontage. "C’est trop tôt pour le dire", confirme Caroline Kadziola. "On ne veut pas annoncer une date sans savoir évidemment quand on pourra à nouveau tous se rassembler. Mais aussi parce qu’on a des vérifications techniques encore à faire. Il ne s’agit pas seulement de trouver une date qui convienne à tout le monde. On doit aussi s’assurer qu’on ne prend aucun risque sur le plan de la sécurité. Une société vient d’ailleurs vérifier l’œuvre régulièrement."
Le Passenger, c’est un 
assemblage de milliers de planches, en arche au-dessus de la Rue de Nimy. Il accompagne la vie des Montois depuis 2014. Son existence est prolongée. Mais ce n’est qu’un sursis. Le démontage pourrait avoir lieu dans 6 mois.

Reportage à Mons en janvier dernier (JT)

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