Un Saint-Ghislainois victime d'un policier français un peu trop zélé?

Cette mésaventure survenue à un habitant de Saint-Ghislain: après avoir fait ses courses en France à Quiévrechain, il se retrouve dans l'interdiction de rouler avec sa voiture en France... mais aussi en Belgique! Que s'est-il passé?

Quelques jours avant la St Valentin, raconte le quotidien la Dernière Heure, Antony fait ses courses en France, à deux pas de la frontière. Antony se fait arrêter par un policier français qui estime qu'il a mis sa ceinture de sécurité un peu tard. Et finalement, au cours du contrôle, le policier se penche sur la plaque minéralogique de la voiture. Elle est vissée, comme sur toutes les voitures belges. En France, la loi impose que les plaques soient inamovibles, et donc, rivetées. Puisque, en cas de cession du véhicule, la plaque suit la voiture en France, alors qu'en Belgique, elle suit le conducteur.

Le policier annonce à Antony qu'il va le verbaliser mais il décide aussi de lui confisquer sa carte grise... jusqu'à ce qu'il se soit "remis" en ordre. 

Résultat: le St Ghislainois se retrouve aujourd'hui dans l'illégalité des deux côtés de la frontière. En France, parce qu'il est sous le coup d'un PV au sujet de la fixation de sa plaque. Mais aussi en Belgique, puisqu'il n'est pas autorisé de rouler sans carte grise.

Une situation qualifiée d'aberrante, par le commissaire Bertrand Caroy, responsable du service circulation routière à la Police Boraine: on n'imagine pas que tous les Belges qui vont en vacances en France soient obligés de riveter leurs plaques avant de partir.

Reste qu'Antony n'a plus de carte grise et qu'il est maintenant emberlificoté dans un imbroglio juridico-administratif qui ne sera pas simple à démêler.

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