Un duo de danseurs dont un... cheval pour lancer "Tout Mons danse"

Ce week-end, tout le monde dansera à Mons. Des spectacles se déroulent un peu partout dans la ville. C'est le festival "Tout Mons danse" qui a débuté hier soir avec un duo de danseurs plutôt atypique : le danseur Thomas Chaussebourg et War Zao, un étalon frison. Un homme et son cheval qui dansent ensemble sur du Bashung en pleine rue à Mons, un spectacle rare qui a rassemblé un large public. 

Un homme et son cheval enthousiasment en ouverture

Les premiers spectateurs s'enthousiasment d'ailleurs : "Le cheval m'attirait et puis c'était en plein air, en vrai ! D'jhabitude, on peut voir ça sur un écran au théâtre ou au cinéma ! Ici ce n'est pas pareil, c'est magnifique".

"C'est très bien car c'est un art que tout le monde ne pratique pas tous le jours, donc ça ouvre à la créativité à l'expression de soi donc c'est intéressant!"

Séduire un public moins averti, c'est aussi le but recherché par ce festival de danse et aussi par certains artistes comme Thomas Chaussebourg :  "Les artistes, on a été dans la rue, on a cherché à ouvrir beaucoup parce qu'on en avait envie de ce contact-là. Mais moi c'est un peu faussé, parce qu'avec le cheval, les gens viennent d'abord pour le cheval et puis il y a un spectacle de danse qui est aussi très théâtral".

Attirer un large public

Proposer des spectacles où se mêlent pour le public le connu et l'inconnu, c'est ce qui caractérise ce festival. Il a pour objectif de réconcilier le public avec cette discipline." Il y a plein d'a priori par rapport à la danse contemporaine alors qu'on est dans un territoire où les gens ont tendance à beaucoup danser, à faire la fête. C'est un territoire de fêtes, de danses folkloriques, de plein de choses... Et puis les gens ne sont pas toujours intéressés à pousser la porte, que ce soit des musées, des théâtres, des salles de spectacle et nous on a envie de réconcilier les gens avec la culture et leur dire : "Vous savez ça ne fait pas peur la culture ! Ce n'est pas grave que ce soit contemporain, ça peut être très joyeux, très festif" nous explique Philippe Kauffmann, directeur artistique du festival.  

Et la danse folklorique était au programme hier soir. Pas sous une forme tradiionnelle mais revisitée par le contemporain. Une démarche qui semble avoir séduit car si au départ seules 150 personnes devaient assister au spectacle, ils étaient finalement plus de 300. Un rendez-vous d'un autre genre qui appelle à la découverte.

 

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