Un conseiller du parc naturel pour aider les agriculteurs à réduire l'utilisation de produits chimiques

Le conseiller du parc naturel passe chaque semaine dans les parcelles pour anticiper les dangers et tenter de trouver des moyens non chimique de les combattre
Le conseiller du parc naturel passe chaque semaine dans les parcelles pour anticiper les dangers et tenter de trouver des moyens non chimique de les combattre - © Denis Vanderbrugge - RTBF

Alors qu’on attend ce jeudi un nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC (195 états qui planchent sur le réchauffement climatique), au sujet de " l’exploitation des sols et l’alimentation de la population dans le monde "; sur le terrain, les efforts se poursuivent pour tenter de limiter, voire de supprimer le recours aux produits chimiques et notamment aux pesticides.

C’est ainsi que plusieurs parcs naturels se sont fixé la mission d’aider les agriculteurs à y parvenir. Il s’agit d’un projet pilote wallon : "Génération Terre". Son principe : un conseiller du parc naturel épaule l’agriculteur volontaire dans son travail quotidien pour réduire les traitements systématiques. L'objectif est ambitieux: diminuer de 50% les produits phytos d’ici 5 ans, tout en conservant un rendement minimum dans les cultures.

A Bury, près de Péruwelz, l'agriculteur Frank Cloet a fait appel au conseiller du Parc Naturel des Plaines de l’Escaut. Déjà sensible à la problématique des produits phytos, il souhaitait aller un pas plus loin.

Décaler un semis de quelques jours peut éviter l’utilisation d’un herbicide

Régulièrement, il reçoit donc la visite de Mathieu Bonnave, le conseiller du parc naturel des Plaines de l'Escaut. Ensemble, ils font le point sur les cultures pour savoir comment et quand utiliser un produit phyto dans un champ. Cette aide est plutôt bienvenue pour des agriculteurs qui ont souvent le nez dans le guidon : "Ce n'est pas évident pour nous de gérer tout ça, confirme Frank Cloet, parce qu’on a encore un élevage à côté… il faut s'occuper de beaucoup de choses. Avec l’assistance de Mathieu, je suis sûr et certain qu’on saurait aller plus vite plus loin en termes d'utilisation de produits phytos ".

Pour Mathieu Bonnave, le conseiller du parc naturel des Plaines de l’Escaut, le travail consiste à observer les parcelles des huit agriculteurs qu'il suit. Son but est de repérer et anticiper les éventuels dangers : maladies, ravageurs,… " Exemple : si les pucerons arrivent, il faut voir si les coccinelles sont présentes aussi. Si c'est le cas, il n’est vraiment pas nécessaire de mettre un pesticide ", argumente-t-il. D'autres petits conseils permettent aussi parfois d'éviter l'utilisation d'un herbicide, comme décaler un semis de céréales de quelques jours.

Trois parcs naturels participent à ce projet pilote, ceux de la vallée de l’Attert, des plaines de l’Escaut et de la Burdinale-Mehaigne.

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