Un an après la décision de fermeture, quel avenir pour le site de Caterpillar à Gosselies?

Que va devenir le site de Caterpillar à Gosselies. On sait que la Région Wallonne l'a acquis pour un euro symbolique et qu’elle en deviendra officiellement propriétaire le 1er juin 2018. Mais il faut déjà songer à la suite et à la reconversion de ce site. Et à ce niveau-là, ça s'active beaucoup.

Un groupe d'experts a été constitué dans la foulée de la fermeture pour réfléchir à l'avenir du site mais aussi à l'avenir industriel de la région de Charleroi.

Thomas Dermine pilote ce projet baptisé Catch qui a pour but de trouver un repreneur qui créera de l'emploi et s'intégrera dans le tissu industriel carolo. Pour lui, c’est bien sûr le défi numéro un: "On a un processus en trois étapes. Une première étape consiste à trouver un repreneur qui soit le plus proche possible de Caterpillar. Ce qui permettrait d’utiliser les bâtiments et l’équipement. Ensuite, on va essayer d’épuiser toutes les pistes dans ce sens-là. Quand on aura épuisé toutes les pistes, on va aller progressivement vers des secteurs un peu plus lointains. Et, la dernière étape, si l’on ne trouve pas de repreneur industriel, sera de faire une remise à plat du site comme cela a été fait à Ford Genk pour développer de nouvelles activités dans des nouveaux secteurs. On se place dans tous les cas dans des scénarii sur plusieurs années pour se donner toutes les chances de trouver des repreneurs. "

Aussi pour plusieurs repreneurs éventuels

Une autre idée est de diviser le site en plusieurs lots pour des repreneurs différents. Igretec, l'intercommunale de développement économique de Charleroi, s'y prépare déjà. C’est ce que nous a confirmé son directeur  Renaud Moens: "On s’est mis au travail dès le lendemain de l’accord avec la Région Wallonne. Et nous avons déjà aujourd’hui rentré des demandes au niveau de la Région Wallonne pour avoir les subsides nécessaires à la transformation de ces terrains."

Avec une particularité du site: Caterpillar a accepté de laisser certaines structures encore remplies de leur matériel pour un éventuel repreneur. Et il faut aussi gérer cette situation.

Pour l'instant, plusieurs marques d'intérêts ont été enregistrées mais rien de concret n'en n'est encore sorti.

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