UMons: les images sportives bientôt agrémentées de ralentis sonores

Désormais, vous pourrez entendre le ralenti de la balle ou de la " Hola "! " de la foule, grâce aux recherches d’Alexis Moinet. Ce chercheur de l’UMons réalise sa thèse sur la déformation des sons et a récemment créé un programme pour les sons sportifs. " Tout ce qui est ralentis de voix ou de musique, c’est déjà un domaine qui est très étudié. Il y a beaucoup de méthodes différentes qui existent. Tandis que dans le sport, rien n’avait encore été fait. Il y avait donc beaucoup de possibilités de recherche. " Une recherche qui aura duré près de 4 ans, pour ce jeune chercheur fraîchement diplômé de la Faculté Polytechnique de Mons.

Mais comment obtient-on un son ralenti sans le rendre robotique ou méconnaissable ? " On peut comparer le signal audio à une longue bande. On découpe cette bande en petits morceaux. Puis on écarte ces morceaux, comme si on étirait un ressort. On crée donc des trous entre ces petits morceaux. Puis on vient boucher ces trous, avec un son qui imite le son réel. On n’utilise pas n’importe quel son pour remplir les espaces. Le programme, en fait, prend une partie du son avant la coupure et une partie du son qui la suit. Avec ces deux sons, il synthétise ce qui devrait se trouver entre les deux. "

Dans l’avenir, ce sera un petit plus pour les téléspectateurs. " Les ralentis pour le moment sont silencieux, maintenant, on va ajouter une bande son dessus. On espère ainsi que le spectateur va se sentir plus immergé dans l’action. Un peu plus intégré à ce qu’il se passe à l’écran. "

Le programme n’est plus à l’état de projet. Il est déjà bien avancé, mais il n’en est pas encore à l’état de commercialisation. " On travaille pour le moment à améliorer la qualité des sons et la rapidité du programme. On voudrait aussi pouvoir travailler les sons stéréos. C’est-à-dire, travailler sur plusieurs sons simultanés. Pour le moment, on ne sait pas faire ça. On ne travaille que sur une seule bande son."

Le projet de l’ingénieur a été financé sur trois niveaux : un fond de l’université elle-même, un de la Fédération Wallonie-Bruxelles et enfin à partir d’un budget d’EVS, une entreprise spécialisée dans le domaine des ralentis sportifs. C’est cette entreprise qui, à terme, commercialisera le programme. Mais ce ne devrait pas être pour tout de suite. Le projet en est encore à l’étape " recherche ", comme nous le précise Alexis Moinet.

 

Céline Paquet

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