Tribunal correctionnel de Mons: il avait foncé sur un policier, six ans de prison ferme

Le Tribunal Correctionnel de Mons
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Le Tribunal Correctionnel de Mons - © Vincent Clérin

Un Manageois, âgé de 22 ans, a été condamné lundi après-midi par le tribunal correctionnel de Mons à une peine de six ans de prison ferme pour une tentative de meurtre sur un policier namurois. Le jeune homme détenu comparaissait en compagnie de quatre autres prévenus (dont deux détenus) à la suite d'une série de faits délictueux commis dans la région du Centre mais aussi à Vedrin (Namur).

Trafic de stupéfiants, vols avec violence de voitures, vols dans des magasins, vol de 48 000 euros dans le coffre d'une société située à Jolimont et enfin rébellion armée requalifiée en tentative de meurtre, l'ensemble de ces faits ont été perpétrés de mars à septembre 2016. Les observations réalisées par les enquêteurs, les photos des différents butins, la téléphonie, les véhicules, l'argent et les drogues saisis sont autant d'indices qui ont permis au tribunal de relier les faits au jeune prévenu, originaire de Manage, déjà bien connu des services de police.

Le 3 mars 2016, le jeune homme avait voulu fuir un barrage, installé par la police à hauteur du carrefour de Vedrin. À bord du véhicule se trouvait sa bande qui venait de sévir dans un supermarché et qui tentait de prendre la fuite. Alors que deux combis de police bloquaient l'accès, le conducteur a foncé sur un des policiers à pied qui se mettait en travers de la route. Le tribunal a estimé que le Manageois, malgré ses dénégations, était au volant de la Mercedes et que pour faciliter sa fuite, il n'a pas hésité à foncer avec son véhicule sur le policier, celui-ci se retrouvant sur le capot. Pour établir les peines à infliger, le tribunal a tenu compte de la longueur de la période infractionnelle, des produits stupéfiants saisis à savoir cocaïne, héroïne et cannabis, de la violence utilisée pour commettre les faits, le mépris qu'ils supposent et les conséquences engendrées aux victimes ainsi que l'état de récidive des prévenus.

Le principal complice dans le cadre du trafic de stupéfiants a écopé d'une peine de 20 mois de prison ferme, assortie d'un sursis probatoire.