Toy Story à Leuze : stockés depuis cinquante ans parfois, des vieux jouets sortent de leur cachette

Des jouets pour amuser les enfants, les nostalgiques et le marchand !
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Des jouets pour amuser les enfants, les nostalgiques et le marchand ! - © Pierre Wuidart - RTBF

"Vous allez voir, c’est une petite caverne d’Ali Baba." Sésame en main, Michel Meganck nous emmène dans un appartement leuzois transformé en boutique vintage. Il est fier du trésor qu’il a déterré au printemps dernier. "C’était pendant le confinement. Notre magasin était fermé et comme je ne sais pas rester en place, j’en ai profité pour aller faire du rangement dans un ancien stock qu’on a à Leuze".

Jouets mécaniques, maquettes de voitures, poupées italiennes, mais aussi figurines d’animaux, premiers jeux vidéo ou briques de construction d’une autre époque : des caisses libèrent alors leurs secrets. "Certaines marchandises ont cinquante ans. La date d’achat et le prix figurent sur l’étiquette". Sortis de leurs emballages, ces jouets sont désormais rassemblés et bien rangés sur des étagères. "Mes parents avaient un magasin ici. J’ai pris leur relève, mais mon épouse et moi avons ouvert un autre magasin à Tournai, qui m’a bien occupé. Et je n’ai jamais pris le temps d’aller explorer l’ancien stock du magasin leuzois après sa fermeture".

C’était au temps des LEGO solides

Ces anciens jouets raviront les nostalgiques et les collectionneurs. Une pièce est également dédiée au matériel marketing (présentoirs et affiches) liés à la sortie de certains jeux vidéo, notamment. Des jouets que Michel Meganck serait heureux de vendre dans cette période très difficile pour les commerçants. Pour chaque objet, ce grand bavard a une anecdote à raconter. "Ici, c’est une boîte de Lego des années 60. La qualité a vraiment changé. Par exemple, j’ai une cliente qui avait roulé sur ses briques et elles n’avaient pas bougé. Ce serait différent aujourd’hui".

Le changement est venu selon lui au moment où certaines sociétés sont devenues des grandes entreprises internationales. "Je me rappellerai toujours ce que m’a raconté un représentant de chez Mattel. Quand Mattel a racheté la marque Fisher-Price, les directeurs ont dit aux représentants : 'Bon, maintenant, faut que ça casse'. C’était la folie."

Commerçant dans l’âme

La pension approche pour Michel. Il touchera dès 2021 sa "plantureuse retraite d’indépendant". Mais il continuera à vendre quelques jouets d’hier et d’aujourd’hui, tant qu’il le peut. Commerçant jusqu’au bout de l’âme. "Ah oui ça, il n’y a rien à faire. Même sur mon lit de mort, je pourrai encore discuter le prix avec le curé."

Toy Story à Leuze : écoutez notre reportage audio (5'47'')

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