Toussaint: les écoles font-elles concurrence aux fleuristes?

Marian Clément a l'impression de subir une concurrence déloyale de la part des écoles
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Marian Clément a l'impression de subir une concurrence déloyale de la part des écoles - © Marie-Anne Brilot

En cette période de Toussaint, un fleuriste de Frasnes-lez-Buissenal fait grise mine. Il voit d’un très mauvais œil cette pratique devenue assez habituelle dans les écoles de présenter à la vente des pomponettes.

"Nous devons déjà subir la concurrence des grandes surfaces, dénonce Marian Clément, heureusement qu’il y a notre savoir-faire mais je pense que ce n’est pas le rôle d’une école de vendre des pomponettes. Plusieurs milliers de pomponettes sont ainsi vendues sur l’entité, j’estime que cela représente une concurrence déloyale".

Et l’artisan poursuit sa diatribe en avançant "Pour chaque fête c’est pareil, le 1er Mai dans les écoles les enfants vendent du muguet, à la Saint-Valentin et à la fête des mères c’est autre chose et aux fêtes de fin d’année ce sont les jacinthes, finalement je me demande à quoi nous servons. Je comprends l’objectif des écoles mais pour nous la Toussaint est une date importante et je constate que chaque année notre chiffre d’affaire diminue".

Les écoles se défendent

Du côté des écoles l’approche est claire "l’objectif quand nous vendons des chrysanthèmes ou des biscuits, explique Pierre Lesne, directeur de l’Ecole Notre-dame des Rhones à Frasnes-lez-Buissenal, c’est de thésauriser des fonds afin de diminuer le prix des activités que nous faisons pendant l’année ou pour offrir une aide aux familles en difficulté".

"Avec cette opération, argumente-t-il, les parents acheteurs font à la fois plaisir à leurs enfants qui fréquentent l’école en participant à l’éclosion des projets. Quant à moi, directeur, quand j’achète ces pomponettes, je ne fais pas de concurrence déloyale puisque je me fournis chez un producteur de Frasnes ".

Véronique Billen, la directrice de l’école Communale d’immersion à Frasnes-lez-Anvaing, ne dit pas autre chose "Je ne pense pas que nous soyons une grande concurrence puisque les ventes s’opèrent au sein de l’école, que nos clients sont les parents et que l’objectif est seulement de financer nos projets tout au long de l’année., les dépaysements, les projets pédagogiques et les sorties scolaires".

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