Tournai : l'appel à l'aide de la Maison des familles, à la veille des fêtes de fin d'année

Plus qu'utile, l'aide alimentaire est devenue une nécessité pour des bénéficiaires de plus en plus nombreux
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Plus qu'utile, l'aide alimentaire est devenue une nécessité pour des bénéficiaires de plus en plus nombreux - © S. Mergen RTBF

Dans un peu plus d’un mois, nous serons à Noël, et si nous sommes nombreux à nous demander comment nous pourrons le fêter, certains se demandent s’ils auront de quoi manger lors du réveillon. A la Maison des familles à Tournai, traditionnellement, en cette période de l’année, les bénévoles s’activent pour anticiper la préparation des colis de Noël. Ils récoltent des dons pour pouvoir acheter du poulet, de la cougnole ou de la bûche de Noël pour les bénéficiaires. Mais cette année, avec la crise sanitaire, les dons fondent comme neige au soleil. Il n’y a plus de collectes dans les écoles, moins de dons de la part des entreprises. Pourtant, la demande augmente de manière fulgurante.

Sans les colis, je ne mangerais pas tous les jours

Laëtitia se voit contrainte depuis quelques semaines de franchir les portes de l’aide alimentaire. Jamais elle n’aurait pensé en arriver là, mais, venir chercher son colis alimentaire, c’est devenu une routine : "j’ai de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. J’ai perdu mon emploi, je me retrouve avec un CPAS de 958 euros. Donc, avec le loyer, les factures, il me reste 150 euros pour vivre. C’est un petit peu dur."

Sans les colis, Laëtitia ne mangerait pas tous les jours. Et elle n’est pas la seule dans le cas. Avec la crise sanitaire, la demande explose.

Pour Noël, du poulet, du choco et une cougnole. Mais personne pour les financer

Depuis la mi-novembre, on peut commander son colis de Noël auprès de la Maison des familles. Un peu de tout pour faire un réveillon : du poulet, du choco, une coquille. Des colis qui ont un prix et qui sont habituellement financés par des dons. Mais il est difficile de les financer puisque les dons, justement, n’arrivent plus, alors qu’il faut, pendant ce temps, continuer à aider les familles de plus en plus nombreuses à recourir à la Maison des familles.

Les demandes d’aide alimentaire ont augmenté de 25% en moyenne par rapport à l’an dernier. Hier, le ministre des Finances a annoncé que les dons des entreprises aux banques alimentaires seraient davantage encouragés fiscalement.

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