Tentative de meurtre au marteau à Farciennes: cinq ans avec sursis de trois ans en appel

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Illustration - © Belga AFP - Stéphane de Sakutin

La cour d'appel du Hainaut a condamné, ce vendredi, B.A. (44 ans) à une peine de cinq ans de prison avec sursis de trois ans pour une tentative de meurtre, commise le 2 décembre 2014 à Farciennes. Ce jour-là, B.A. avait porté des coups de marteau sur la tête de J.S., l'ancien compagnon de sa femme. B. A. avait écopé de six ans de prison ferme devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

La défense avait demandé de requalifier les faits en coups et blessures mais la cour estime qu'il s'agit bien d'une tentative d'homicide.

Le 2 décembre 2014, en matinée, J.S. s'était introduit dans le domicile de la mère de ses deux enfants. Il a découpé ses sous-vêtements et il a emporté des objets, dont les boules de pétanque de B.A.

Fâché, B.A. s'est rendu chez J.S., l'ex-compagnon de sa femme, pour avoir une discussion avec lui, avait-il déclaré. Comme J.S. ne répondait pas, il a défoncé la porte d'entrée et il est monté à l'étage où J.S. prenait un bain. J.S. s'est réfugié dans sa chambre où il a été frappé à la tête avec le marteau. Il a pu se défendre avec une barre de fer et se réfugier, nu comme un ver, chez un voisin.

Pour l'accusation, la thèse de la discussion ne tenait pas la route "car il voulait en découdre avec son rival de manière sérieuse" en frappant dans une zone vitale avec un outil considéré comme une arme. Cependant, s'il soutenait qu'il s'agissait d'une tentative de meurtre, l'avocat général estimait que la peine de six ans de prison ferme était sévère. B.A. n'avait aucun antécédent judiciaire et il avait émis des regrets.

"Il a été insulté, humilié durant des mois par J.S. Il y a eu une accumulation de petits faits qui lui ont fait perdre les pédales", avait plaidé Me Schonnartz, l'avocat de B.A. Pour la cour, "le contexte spécifique de la rupture sentimentale n'était pas en mesure d'amoindrir son libre-arbitre". Il ne s'agit donc pas de coups et blessures au sens de l'article 400 du code pénal, "et les conditions de l'article 411 (provocation) ne sont pas réunies".

J.S. a gardé des séquelles psychologiques importantes de cette agression.

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