Tags à Tournai: Une amende pour les propriétaires non-coopératifs

La Ville de Tournai et l'intercommunale Ipalle ont lancé, il y a un an, une vaste opération de détagage
La Ville de Tournai et l'intercommunale Ipalle ont lancé, il y a un an, une vaste opération de détagage - © Laurent Dupuis

La Ville de Tournai et l'intercommunale Ipalle ont lancé, il y a un an, une vaste opération de détagage. Mais tous les propriétaires privés ne jouent pas le jeu.

La ville de Tournai et l'intercommunale Ipalle ont mis sur pied une opération d'effacement des tags à Tournai. Le centre-ville était surtout concerné. Un budget annuel de 70.000€ avait été débloqué.

Lancée il y a un an, l'opération vise à éradiquer tous les tags, que ce soit sur les bâtiments et le mobilier urbain publics, que les biens privés. Mais pour que les ouvriers d'Ipalle puisse intervenir sur les bâtiments privés, ces derniers doivent signer une convention.

‟ Or, seuls 60 % des propriétaires privés ont répondu à nos courriers ”, indique l'échevin des Travaux Armand Boite (MR).

‟ C'est dommage car notre souhait est vraiment de rendre notre ville plus belle, d'offrir à Tournai la propreté qu'elle mérite ”, ajoute Ludivine Dedonder (PS), échevine et présidente de l'intercommunale Ipalle.

Le conseil communal de Tournai a dès lors adopté une modification du règlement général de police permettant à la commune d'infliger une amende administrative de 350€ au propriétaire ne donnant pas de réponse dans le mois au courrier de la Ville et d'Ipalle souhaitant effacer un tag sur sa façade.

‟ Ce n'est pas pour faire rentrer de l'argent dans les caisses communales mais bien pour terminer le travail. C'est frustrant de ne faire le travail qu'à moitié. J'imagine que c'est également frustrant pour le propriétaire qui joue le jeu, dont l'habitation a été détaguée, et qui voit en se levant le matin que la maison d'en face est toujours taguée ”, indique encore Ludivine Dedonder.

En une année, 425 tags ont été effacés à Tournai par les ouvriers d'Ipalle. 69 % d'entre eux se trouvaient sur des bâtiments privés. Plus de 600 tags sont encore visibles, dont une bonne partie sur des biens privés. ‟ Il est vrai que c'est frustrant de ne pas pouvoir enlever tous les tags ”, confesse Alain Lefevre, directeur des Centres d'exploitation à Ipalle.

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