Strée : contrôle technique pour les pulvérisateurs agricoles

Le contrôle permet de vérifier que la pulvérisation s'effectue de manière équilibrée
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Le contrôle permet de vérifier que la pulvérisation s'effectue de manière équilibrée - © rtbf.be - Vinciane Votron

On connaît les contrôles techniques pour les voitures particulières. Il y a aussi ceux pour les véhicules utilitaires, camions et tracteurs. Voici maintenant les contrôles concernant les pulvérisateurs agricoles.

Bien entendu, ces examens-ci ne sont pas réalisés par les mêmes services et ils n’ont pas la même finalité. Il s’agit plutôt en effet de vérifier si le matériel utilisé par nos agriculteurs pour pulvériser leurs champs est bien conforme aux normes en matière d’environnement de pollution. Question de s'assurer que les bonnes doses de produits sont pulvérisées : ni trop, ni trop peu.

Notre pays fait figure d'exemple en Europe avec une règle qui est appliquée depuis 1995 et, du coup, 6.000 appareils sont contrôlés tous les trois ans. Les inspecteurs arpentent la région wallonne et ils étaient à Strée (Beaumont) ces derniers jours.

En vingt ans, c'est la huitième fois que Philippe Tramasure présente son pulvérisateur au contrôle technique. Pas de gaîté de cœur : " C’est une avant-midi de plus ou moins perdue. Et je crois que j’en ai pour 180 euros pour 21 mètres. "

Sur le parking, on assiste à un ballet : les pulvérisateurs ouvrent leurs rampes et font gicler l'eau pour que les inspecteurs vérifient le bon fonctionnement des appareils. Pascal Bienfait : "Ce qu’on cherche c’est d’avoir la meilleure répartition et la meilleure régularité possible. Donc ça on va le vérifier en apposant un manomètre sur chaque section. Ca nous permet de mesurer la pression puisque c’est la pression qui va donner la régularité de la machine."

Au fil du temps, La qualité du matériel utilisé s'est améliorée. Il y a 20 ans, 30% des pulvérisateurs étaient recalés. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins. Nathalie Vandewaele, gestionnaire du service d'inspection ; le confirme : " Les matériels d’usure, donc buse ou manomètre, c’est autour de sept pourcents et, pour les cas plus rares, c’est trois pourcents. "

A la fin du processus, même les agriculteurs les plus sceptiques y trouvent une utilité : " C’est vrai que les pressions qui sont indiquées sur l’ordinateur qui est dans le tracteur donnent les pressions pour toute la rampe et pas les pressions par sections de rampes. Et ça je ne sais pas le voir. Mais eux oui, d’où l’utilité malgré tout du contrôle technique. "

Un point qui sera vérifié au prochain contrôle dans trois ans.

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