Sonaca Gosselies : un "recadrage" des activités, sans licenciement, va bien avoir lieu

Un conseil d'entreprise extraordinaire a eu lieu ce lundi matin au siège de l'entreprise aéronautique Sonaca à Gosselies. Vu le contexte économique global, des craintes étaient formulées par rapport à l'emploi.

Mais, à la sortie de ce conseil d'entreprise, le CEO de la Sonaca, Bernard Delvaux, a juste parlé de réajuster l’avenir de la société. Pour lui, il va falloir recalibrer l’entreprise en fonction des impératifs du marché. Dès lors, le plan prévu contiendra un volet économique et technique ainsi qu'un volet social représentant environ 70 emplois.

A la sortie de sa rencontre avec les organisations syndicales, Bernard Delvaux était en effet très clair : "Je leur ai montré que la Sonaca avait encore un avenir, qu’on pouvait en faire une entreprise encore plus forte dans les trois ans qui viennent mais aussi que cela nécessitait un peu partout dans tous les sites un certain nombre d’efforts. Et, pour Gosselies effectivement, on montre que, moyennant ces efforts, on arrive à une quasi stabilité dans les trois ans qui viennent avec des nouvelles activités qui peuvent avoir une vraie compétitivité mais aussi parfois un peu moins d’activités qui sont, par nature, moins compétitives en Belgique. On a fait un exercice que l’on fait régulièrement tous les trois ou quatre ans qui s’appelle notre plan stratégique et on essaie d’aller vraiment dans les détails et cela nous permet d’anticiper toute une série d’actions. Le plan ne prévoit aucun licenciement. On n’a pas de loi Renault en préparation. Par contre, ce qu’on constate, et c’est une demande des organisations syndicales depuis de nombreuses années, c’est que la fin de carrière est un problème un peu dans tous les statuts et donc on a voulu venir avec un certain nombre d’idées créatives pour faire en sorte que ceux qui veulent tout doucement ralentir le rythme et puis partir puissent le faire dans de bonnes conditions. On va le proposer à partir de 60 ans puisqu’on va quand même baser notre démarche sur le crédit-temps, mi-temps, et puis aussi sur la pension anticipée."

La société tourne avec une moyenne de 900 ouvriers et cela varie fort en matière de contrats à durée déterminée. L'entreprise doit s’aligner sur le marché pour ne pas connaître d’erreurs et surtout essayer d’éviter de perdre des clients.

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