Six ans après, les familles des victimes de Buizingen attendent toujours le procès

Le 15 Février 2010, deux trains entraient en collision à hauteur de Buizingen
Le 15 Février 2010, deux trains entraient en collision à hauteur de Buizingen - © Belga - Virginie Lefour

Depuis qu’il a perdu son fils Steve le 15 février 2010 dans la catastrophe ferroviaire de Buizingen, il y a juste 6 ans, Claude Masure et les autres familles de victimes attendent toujours qu’un procès établisse les responsabilités dans cette tragédie.

"Quand j’ai rencontré le Substitut du Procureur du roi monsieur Dehon, explique Claude Masure, il m’a dit monsieur vous avez deux petits-enfants qui ont respectivement 6 et 9 ans, ils seront probablement majeurs quand vous saurez la vérité".

En septembre 2014, une expertise des causes de la collision débouchait sur une triple inculpation: celle de l’un des deux conducteurs de train, celle de la SNCB et celle d’INFRABEL, la société chargée de l’entretien du réseau.

Des devoirs d’enquête toujours en cours

Depuis plus rien, les avocats des victimes espéraient la fixation d’une date devant la Chambre du conseil pour la fin de l’année 2015 mais des devoirs d’enquête complémentaires demandés par INFRABEL et la SNCB seraient toujours en cours.

Un rapport d’expertise en deux parties a déjà été effectué l’un porte sur l’accident proprement dit, l’autre sur l’état du réseau ferroviaire mais ils ne semblent pas satisfaire les deux opérateurs.

Beaucoup de victimes sont francophones

Il y a également de nombreuses pièces du dossier qu’il faut traduire étant donné que c’est le Parquet de Hal-Vilvorde qui est en charge du dossier depuis la scission de l’Arrondissement judiciaire en Mars 2014 et que bon nombre de victimes sont francophones.

"Si on en parle plus on va l’oublier, ne peut s’empêcher de penser le père meurtri, et je souhaite que la pression subsiste vis-à-vis de la SNCB". Le temps presse car le 15 février 2020 le dossier sera touché par la prescription, il reste donc juste quatre ans pour la tenue d’un procès qui devra déterminer les responsabilités dans cette épouvantable catastrophe.

Même type de crainte pour Geneviève Isaac, également durement touchée par l’accident puisqu’elle y a perdu son fils et son ex-mari. Sa crainte est qu’ "on pointe le conducteur comme lampiste et que la SNCB, elle, échappe à toute responsabilité ".

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